L’un des garçons de Jeff Petry a passé les trois dernières nuits à l’hôpital (aux États-Unis)

Lorsque après les fêtes, elle a décidé de quitter le Québec avec ses trois enfants (et un quatrième en « formation » dans son utérus), Julie Petry a d’abord avoué avoir pris cette décision difficile pour permettre à ses enfants d’avoir une vie plus normale (qu’au Québec).

« Les décisions difficiles ne sont pas faciles, mais elles sont parfois nécessaires pour notre santé et notre bien-être. » – Julie Petry

Deux semaines tard, l’épouse de Jeff Petry a indiqué dans une vidéo qu’elle a publiée sur son Instagram qu’elle ne faisait pas totalement confiance au système de santé québécois (urgence).

« J’avais peur que si quelqu’un de ma famille, notamment l’un de mes enfants, nécessitait une urgence médicale non-reliée à la COVID-19, le système actuellement en place au Québec n’aurait pas été capable de bien le traiter. » – Julie Petry

Eh bien, la famille Petry vient malheureusement d’en subir une urgence médicale.

Julie Petry a confié ce matin sur Instagram avoir passé les trois dernières nuits à l’hôpital parce que le plus vieux garçon de la famille, Boyd, a dû dealer avec une pneumonie virale et de sévères crises d’asthme.

Boyd a dû subir des traitements respiratoires et des rondes de médicaments/stéroïdes, mais il a obtenu ce matin (ou obtiendra dans les prochaines minutes) son congé d’hôpital.

(Crédit: Instagram)

Pourquoi est-ce que je vous partage cela ce matin?

1. Boyd a passé les nuits de samedi, dimanche et lundi à l’hôpital. Il y a matière à croire que samedi vers l’heure du souper, le petit n’allait pas très bien. Or, Jeff Petry a tout de même trouvé le moyen de récolter deux mentions d’aide et de terminer à plus-2 lors de la défaite de 8 à 4 des siens au Centre Bell. Petry reçoit plusieurs critiques depuis quelques mois, mais il mérite un peu de love pour avoir réussi à se comporter en vrai professionnel le weekend dernier.

2. Dimanche, c’était congé chez le Canadien et hier, Petry a raté l’entraînement afin de subir des traitements selon le département des communications chez le CH. Est-ce que Jeff est allé rejoindre à sa famille au Michigan afin de prendre soin de Boyd et de supporter son épouse? Ça se peut…

Sinon, il a clairement joué son rôle de père à distance au cours des derniers jours (ce qui l’honore encore).

Sera-t-il en uniforme ce soir face au Wild? We’ll see.

Rappelons que Jeff a croisé sa femme et ses enfants pour la première fois en plus de deux mois mercredi soir à Columbus. Il était loin de se douter que les prochains jours allaient être encore plus difficiles que les précédents.

3. Sachant que Julie Petry a quitté le Québec notamment en raison de son/notre système de santé – et qu’elle dit que son fils a reçu de très bons soins au sud de la frontière -, il y a matière à penser qu’elle a encore moins le goût de revenir au Québec qu’avant. Et c’est correct.

Mettez-vous à la place de Julie Petry.

Elle est riche et peut se payer les traitements qu’elle désire au Michigan, pour elle et pour sa famille. Elle peut y voir un médecin en l’espace de quelques minutes, et non de 16 heures ou plus…

Elle a peur – même si c’est plutôt injustifié – de voir le système de santé québécois ne pas être en mesure de traiter l’un de ses enfants lors d’une urgence médicale.

Bref, ce récent épisode à l’urgence a probablement éloigné encore un peu plus la famille Petry de Montréal. Et elle l’était déjà beaucoup…

Je ne crois pas que nous en sommes encore à l’étape de convaincre les Petry que notre système de santé serait là pour eux. On a franchi cette étape-là il y a longtemps dans la tête de maman Petry…

Bref, le divorce entre le Canadien et les Petry – Jeff a demandé une transaction et Kent Hughes en fera une si elle ne nuit pas au club – est devenu inévitable. Ne reste qu’à savoir avec qui, contre qui et dans quel contexte comptable/financier elle pourra se compléter, cette transaction-là.

D’ici là, il ne reste que six matchs à l’horaire chez le Canadien. Pourquoi ne pas donner off à Jeff Petry? Il y a un jeune nomme Jordan Harris qui ne demande que ça, jouer (et se développer).

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