Dylan Larkin à Montréal : on peut passer à autre chose
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Il y a des choses qui en viennent à nous écœurer. Des choses dont on ne veut/peut plus entendre parler.

La COVID-19…

Les rumeurs de déménagement du CF Montréal…

Les urgences qui débordent, surtout dans le temps des fêtes…

Les pannes d'Hydro-Québec à Repentigny…

Les Nordiques qui reviennent toujours, sauf sur la glace…

Et les 1001 rumeurs envoyant – ou pas – Dylan Larkin à Montréal.

Je sais, notre job, c'est de tout lire, de tout écouter et de tout regarder ce qui se dit sur Larkin et sa prochaine destination. Ça ne veut pas dire que j'aime tous les aspects de mon métier pour autant.

De plus, il y a une limite entre rapporter, tout en analysant, les informations disponibles et souhaiter que Larkin finisse par ajouter la ville de Montréal à sa liste d'équipes.

C'était cool, les « We Want Larkin » d'il y a deux semaines au Centre Bell, mais je pense qu'on peut maintenant lâcher le morceau : Larkin ajoute constamment des villes à sa liste, mais Montréal n'y figure toujours pas ce matin.

Quand quelqu'un ne veut pas venir chez toi, tu peux essayer de le convaincre une fois ou deux, mais après 14 tentatives, tu te rends à l'évidence : il ne viendra pas. Et s'il décide de venir après 1001 refus, je ne suis pas certain que ce sera agréable, sa visite à la maison. Surtout si elle doit durer quatre ou cinq ans !

Peut-on arrêter de réclamer Dylan Larkin à Montréal SVP ?
(Crédit: Capture d'écran | Twitter)

Je comprends que les partisans soient un peu désespérés en voyant Oliver Kapanen et Alex Newhook occuper les postes de premier et de deuxième centres, mais le désespoir a rarement été de bon conseil dans le sport professionnel.

Dylan Larkin s'est vu retirer son « C » à Detroit et il a également perdu sa place dans le comité de leadership de l'équipe. Est-ce vraiment le style de vétéran auquel on doit rêver à Montréal ? Est-il vraiment le parfait leader pour venir entourer nos jeunes joueurs ?

De plus, Larkin n'a participé qu'à cinq petits matchs éliminatoires depuis le début de sa carrière dans la LNH ; il n'a récolté qu'un point, affichant un différentiel de -2.

Sur papier, Larkin demeure un centre de premier plan, mais son CV est-il suffisamment impressionnant pour justifier les sacrifices qu'exigerait son acquisition?

Il vieillit (il aura 31 ans l'été prochain), il n'a jamais terminé une saison avec un point par match, il n'a jamais franchi la barre des 80 points lors d'une même saison, il a terminé huit de ses 11 saisons dans les moins, il n'est plus aussi rapide qu'avant, il n'est pas vraiment robuste et il ne connaît pas un gros début de saison.

Il n'a récolté que six points en 10 matchs, dont trois en power play. S'il en venait à se joindre au CH, je ne sais même pas s'il jouerait sur la première unité en avantage numérique.

Non, Dylan Larkin n'est pas un mauvais joueur de hockey, mais il y a plusieurs red flags entourant sa candidature. En donnerait-il vraiment pour 11 millions $ par saison ?

J'ai peur que, si Larkin en vient à ajouter le nom des Canadiens à sa liste d'équipes, par pitié ou par désespoir, sa venue à Montréal ne tourne à la catastrophe. Et contrairement à Chris Kreider, Larkin sera sous contrat pour près de cinq ans à un gros salaire, lui.

J'ai beaucoup observé Dylan Larkin jouer face au CH lorsque les Red Wings sont venus au Centre Bell, et je ne crois pas que ce soit une bonne idée de céder trois ou quatre assets de qualité pour ses services. Surtout si le nom de Michael Hage figure parmi ces actifs-là…

Si Hage fait partie du prix à payer, la question devient encore plus pertinente : est-ce vraiment le moment de sacrifier une partie de l'avenir pour un joueur déjà dans la trentaine qui coûterait plus de 10 millions $ par saison pendant quelques années ?

Qu'on laisse une autre équipe – un rival de division si possible – se déshabiller pour lui.

Be careful what you wish for, disent les Anglais.