Duel des frères Hutson : Lane a volé le show, Cole a obtenu la victoire
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Les liens fraternels, c'est toujours spécial. La base de compétition est toujours là.

L'exemple qui me vient toujours en tête, c'est celui des frères Nola. Aaron est un lanceur de premier plan pour les Phillies de Philadelphie et ce dernier a seulement lancé neuf tirs à 96 MPH ou plus dans sa carrière.

Trois d'entre eux ont été effectués quand son frère Austin était au bâton.

On l'a vu hier aussi avec les frères Hutson : un affrontement fraternel, ça a toujours (souvent, du moins) pour effet de faire sortir le meilleur d'un athlète.

Les frères Hutson, qui s'affrontaient pour la première fois dans un vrai match hier, l'ont vécu. Et ils sont rapidement passés de frères avant le match à ennemis sur la glace.

Je ne dis pas que Lane Hutson n'aurait pas pu marquer un but à la hauteur de celui qu'il a inscrit hier si son frère n'avait pas été de l'autre bord puisque ce serait un manque de respect envers son immense talent.

Mais on sait tous que le #48 du CH était motivé, hier.

Dans tous les aspects du jeu, Lane Hutson a été excellent, lui qui a (encore) disputé un match absolument spectaculaire. Il voulait sans doute montrer à son frère Cole Caufield que c'était lui le boss de la famille, au final.

Le défenseur du Canadien, qui a aussi récolté une passe, prend les choses en main sans Mike Matheson.

Mais il ne faut rien enlever à Cole Hutson, évidemment. Son équipe a gagné le Hutson Bowl (ce qui est le plus important, aux dernières nouvelles) et il a récolté une passe.

Et surtout, il a utilisé ses connaissances pour apprendre à ses coéquipiers des Caps comment (tenter de) freiner son frère.

On va s'entendre sur le fait que le match d'hier était très attendu. Il l'était notamment pour les frères Hutson, mais il l'était surtout pour deux autres éléments.

Mes collègues Raphael Simard et Marc-Olivier Cook ont déjà abordé les sujets : le match sur Prime ainsi que la tenue de Jakub Dobes devant son filet. Mais il y a d'autres éléments à noter dans la rencontre d'hier.

1. Outre le coup qu'il a mangé (on espère qu'il se sent bien ce matin), Juraj Slafkovsky n'a pas joué le plus grand des matchs. Il devra remédier à la situation.

Après tout, le CH a besoin de lui. Surtout sans Ivan Demidov…

2. Ce qui est dommage de la défaite, pour le Canadien, c'est que le club a bien joué. À cinq contre cinq, il était meilleur (et surtout plus rapide) que les Capitals.

Sauf que de donner un but en avantage numérique ET un en désavantage, ça n'aide pas.

Le rendement du gardien de la Flanelle est notamment lié au résultat, mais le CH ne méritait pas de sortir du match avec pas de point, comme on dit.

La vie n'est pas toujours juste.

3. Le Canadien est capable d'orchestrer des remontées (on l'a vu à Pittsburgh, en début de saison), mais il ne doit pas se fier que sur ça. On l'a souvent dit.

Le but de Nick Suzuki (à six contre quatre) était un pas dans la bonne direction à 99 secondes de la fin du match. Mais compléter une remontée, ce n'est pas simple.

4. Josh Anderson adore affronter le club de Tom Wilson. C'est lui, le vrai ennemi du #43 des Capitals.

Arber Xhekaj a voulu se battre avec lui (suite au coup de Slaf), sauf que le vétéran ne voulait rien savoir. Il me semble que ça aurait été juste de voir Wilson répondre de son coup, mais bon.

Prolongation

Aujourd'hui, c'est journée de congé pour le Canadien. Les gars seront de retour sur la glace demain matin pour se préparer à affronter les Sabres samedi soir.

Mais on peut quand même se demander si quelqu'un patinera.