Plus que jamais, Pierre-Luc Dubois devra transformer les distractions en motivation

Je ne sais pas si vous avez eu la chance d’écouter la conférence de presse de Pierre-Luc Dubois hier à Winnipeg. Si la réponse est non, je vous recommande cet article du collègue Félix Forget à ce sujet.

Ceux qui ont écouté ont probablement, tout comme moi, senti un gars dépassé par les événements. Plus d’une vingtaine de journalistes, dont plusieurs de Montréal, étaient (virtuellement) présents afin de jaser au joueur des Jets.

Évidemment, il a été questionné sur son avenir à long terme avec les Jets, sur les commentaires de son agent en lien avec son désir de jouer à Montréal un jour et sur sa présence au plus récent repêchage.

Ce qu’on a vu, c’est un jeune homme qui tournait autour du pot dans ses réponses. Et c’est normal : la situation est complexe.

Je ne veux pas lancer la première pierre à Dubois, mais ce qu’on remarque, c’est que le Québécois semblait se défendre sur des enjeux dont on a peu entendu parler au cours des dernières semaines.

Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu une rumeur crédible concernant une demande de transaction ou une menace de ne pas se pointer au camp d’entraînement de la part de Dubois. Mais pourtant, il a réitéré à plusieurs reprises ne jamais avoir demandé de transaction.

Les rumeurs qui circulent sont par rapport à son désir de jouer à Montréal à un certain point de sa carrière (pas forcément demain matin) et en lien avec le fait qu’il semble vouloir quitter les Jets quand il aura droit à son autonomie, mais je n’ai rien vu par rapport à une demande de transaction en 2022.

Peut-être que Dubois a vu autre chose dans les médias de Winnipeg. Peut-être qu’il donne trop d’importance à des intervenants qui n’ont pas la crédibilité pour se la mériter. Je ne sais pas.

Mais ce que je sais, c’est que Dubois a présentement un contrat avec les Jets. Jusqu’à preuve du contraire, il n’a pas été échangé (possiblement parce que les offres de Kent Hughes ne sont pas au goût de son homologue du Manitoba) et il va jouer pour les Jets.

Évidemment, Dubois est un excellent joueur de hockey, mais je vais surveiller sa saison pour voir comment il saura vivre avec les distractions, qui semblent présentement l’atteindre. Ce n’est pas anormal, mais il devra apprendre à vivre avec tout ça.

J’espère pour lui qu’il va trouver une manière de laisser les distractions derrière lui parce que toute l’année, à Winnipeg, il va se faire questionner. Et vous savez quoi? L’été prochain, ce sera le même manège puisqu’il sera RFA.

Et ça, Dubois le sait. Il est conscient du fait que les attentes sont grandes à Winnipeg afin de faire oublier une saison 2021-2022 difficile et il croit que parfois, jouer avec de la pression peut donner de la motivation.

Il peut en parler à son ami David Savard, mais à Montréal, il y en aura aussi, de la pression. Il ne s’attendait peut-être pas à en avoir autant suite aux propos de son agent (d’ailleurs, est-ce que je suis le seul à être encore un brin étonné d’avoir vu un vétéran comme Pat Brisson y aller d’une telle déclaration, même si je comprends que c’est à des fins de négociation?), mais il devra faire avec, comme on dit.

Après tout, je suis persuadé qu’il saura mettre ça derrière lui, mais ça pourrait devenir lourd si son club devait connaître un début de saison plus laborieux, on s’entend là-dessus.

En rafale

– Entretien intéressant.

– Michael Matheson a aimé sa visite du vestiaire du Canadien. [Canadiens]

– Jonathan Marchessault aime sa vie au Nevada. [91.9 Sports]

– Si les sept clubs canadiens devaient faire un alignement partant avec six joueurs et un entraîneur (avec un gars par équipe), le représentant du CH serait possiblement Martin St-Louis.

– C’est un (mince) début pour les Red Sox.

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