Ne comptez pas sur le Canadien pour aller chercher le deuxième choix

Le repêchage 2022 de la LNH n’est plus que dans 19 jours! D’ici là, les rumeurs fuseront de partout et l’anticipation pour le premier choix du Canadien continuera de croitre.

Il faut avouer que le fait que le repêchage soit à Montréal et que l’équipe choisisse en premier génère évidemment beaucoup d’excitation. La foule sera en délire lorsque le choix sera annoncé.

Voilà donc pourquoi plusieurs prédisent que le Tricolore fera aussi un coup d’éclat le soir du 7 juillet. Jeff Gorton et Kent Hughes voudront voler le show.

Depuis quelques semaines, plusieurs rumeurs circulent sur le fait que les Devils, qui possèdent le deuxième choix de l’encan, seraient ouverts à échanger leur choix. 

L’équipe tourne en rond depuis des années et le propriétaire de l’équipe veut gagner maintenant. Hier, l’informateur Darren Dreger a rajouté de l’huile sur le feu en mentionnant que plusieurs équipes à travers la ligue se demandent si le Canadien ne serait pas tenté d’acquérir ce choix.

Selon lui, le Canadien a tout simplement trop de choix (très vrai) et c’est à peu près certain qu’ils tenteront d’améliorer leurs rangs de sélection. Le New Jersey serait disposé à échanger le choix et voudrait mettre la main sur un joueur de grande qualité en retour. Pourquoi est-ce que le Canadien ne serait donc pas tenté d’accomplir ce coup d’éclat?

Parce qu’historiquement, ce genre de transaction ne se concrétise jamais.

Depuis 2004, aucun choix dans le top-3 n’a été échangé une fois que l’ordre de sélection a été établi.

Dans certains cas, des équipes ont mis la main sur de hauts choix, mais les transactions avaient été conclues avant la fin de la saison. Les équipes ayant transigé leur choix ne savaient donc pas qu’il serait aussi haut. On peut penser à lorsque les Maple Leafs ont acquis Phil Kessel des Bruins et qu’un des choix donnés est devenu le deuxième au total (Tyler Seguin).

Lorsqu’on compare les transactions ayant eu lieu le jour du repêchage, on observe une certaine tendance. Des échanges ont lieu lorsque des équipes ont déjà de bons rangs de sélection et veulent s’avancer davantage. Rares sont les fois où une équipe part de loin et donne beaucoup pour s’avancer dans le top-3.

Voici quelques exemples:

2003: Les Penguins échangent le 3e choix au total, Mikael Samuelsson et un choix de deuxième ronde aux Panthers contre le 1er choix en plus d’une sélection au troisième tour.

2002: Les Panthers échangent le 1er choix au total aux Blue Jackets contre le 3e choix.

C’est tout. Oui, c’est une drôle de transaction.

2001: Les Islanders échangent le 2e choix, Bill Muckalt et Zdeno Chara contre Alexei Yashin.

Définitivement une des pires transactions de l’histoire de la ligue.

1999: C’est l’année où Bryan Burke a manœuvré pour amener les frères Sedin à Vancouver. C’est plutôt compliqué. Il a d’abord donné Bryan McCabe et un choix de première ronde l’année suivante aux Blackhawks pour le 4e choix. Il a ensuite échangé ce choix, en plus de deux sélections de troisième tour pour le 1er au total. Finalement, il a échangé le 1er choix aux Thrashers pour obtenir le 2e.

Ce que Burke a réalisé en 1999 est incroyable. Les circonstances étaient toutefois très uniques avec les Sedin qui tenaient à jouer ensemble.

Bref, depuis 20 ans, ce genre de transaction n’arrive tout simplement jamais. Lorsqu’elles sont arrivées dans le passé, c’était plus souvent une équipe déjà dans le top-5 qui s’avançait.

Il y a le cas  d’Alexei Yashin sauf que celui-ci était un joueur… spécial. À l’époque, les Islanders étaient aussi très mal gérés et reconnus pour leurs transactions catastrophiques (Luongo, Palffy, etc.).

Avec les 26e, 33e et 62e choix, le Canadien n’a tout simplement pas assez pour monter au deuxième rang. Il faudrait ajouter des joueurs de qualité. Mis à part Caufield et Suzuki, qui sont intouchables, le Canadien n’a pas vraiment de joueur qui pourrait intéresser les Devils.

Josh Anderson? Même avec des choix, ce ne serait pas assez.

En somme, même si l’idée parait très excitante, il ne faut pas s’attendre à ce que le Tricolore mette la main sur le deuxième choix au total. Ils vont assurément s’avancer, mais pas aussi haut.

De façon plus réaliste, on pourrait s’attendre à ce qu’ils grimpent dans le top-15. Ça permettrait tout de même de possiblement mettre la main sur un espoir de grande qualité.

En rafale

– À 40 ans, son expérience pourrait faire une différence?

– Bravo!

– Personnellement, j’aime ça.

– À écouter!

– Le contraire serait surprenant.

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