Martin St-Louis vit son premier vrai passage à vide comme entraîneur

On savait que ça s’en venait. On savait très bien qu’à un certain point, le fait d’avoir trop de jeunes à la ligne bleue allait faire en sorte que le Canadien allait avoir de la difficulté à gagner des matchs.

Et là, il n’a pas seulement de la difficulté à gagner : il a de la misère à survivre.

Outre le premier match du plus récent voyage (qui a débuté dans un aréna universitaire de l’Arizona), le Canadien n’a jamais été capable de goûter à la victoire. Les gars semblent fatigués et les équipes adverses en profitent.

Au cours des quatre derniers matchs, le Canadien a donné 4, 7, 9 et 6 buts à ses adversaires. Ce n’est pas exactement élogieux, on va se le dire… et c’est surtout la pire séquence de Martin St-Louis à la barre du Canadien.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut tout effacer? Non. On savait tous que St-Louis n’amènerait pas son club en séries en 2023 et on voit de plus en plus les raisons qui confirment cette théorie-là.

Cela veut simplement dire que Martin St-Louis doit, lui aussi, apprendre comme entraîneur. Et ça aussi, tout le monde savait que cela allait arriver un jour ou l’autre en cours de route.

Le Canadien a pris la décison d’engager St-Louis (ce qui est toujours, à mes yeux, un coup de génie) tout en sachant qu’il y allait avoir des hauts et des bas en cours de saison.

Il a les coudées franches et il sait qu’une séquence de trois matchs de suite où son club donne au moins six buts à l’adversaire ne résultera pas en un congédiement de la part de ses patrons comme ça a été le cas pour Dominique Ducharme il y a 11 mois.

Les situations sont très différentes.

Et personne ne veut ça, de toute manière. Ce qu’on veut, c’est que St-Louis continue de travailler fort (personne ne doute de son engagement en ce moment, je crois) pour tenter d’éviter des séquences où le CH en perd six de suite en se faisant outscorer 32-11.

La direction n’a pas l’option d’effectuer de gros changements pour insufler un vent de fraîcheur au club. La solution doit venir de l’interne.

Et encore une fois, ce n’est pas ce qui est demandé en ce moment parce que de tels moments étaient à prévoir avec une jeune équipe et un coaching staff qui est inexpérimenté.

Ce qu’il faudra faire, c’est de retourner à la table à dessin.

Après le match d’hier, Martin St-Louis a été clair : son club doit mieux jouer en infériorité numérique et doit limiter ses erreurs. C’est sur ça que les gars vont travailler prochainement.

Et avec de nombreux matchs à domicile dans les prochaines semaines, St-Louis aura le temps de pratiquer ce qu’il veut puisque la fatigue de voyager ne sera pas un gros facteur.

Parce que le coach est imputable de ses résultats devant les médias et qu’il n’hésite pas à placer ses passagers dans les estrades (Joel Armia et Evgenii Dadonov y ont goûté hier), St-Louis continue d’instaurer une culture au sein de son club.

Mais comme on le sait, ça peut prendre du temps. Et ça ne veut pas dire qu’il sera facile d’impliquer tous les vétérans du club alors que le club appartient clairement aux jeunes.

Mais vous savez quoi? Un tel défi est gros, mais s’il y a un gars qui peut le relever, c’est l’ancien #26 du Lightning. Comme Kent Hughes, je fais encore le choix de ne pas parier contre le coach, qui en a vécu d’autres comme joueur et qui communique bien avec ses gars.

En rafale

– J’ai hâte d’avoir de bonnes nouvelles dans son cas.

– Oui.

– À lire.

– Le rêve, oui.

– Un nom à surveiller.

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