Dans une équipe, certains joueurs ont un rôle plus influent que d'autres.
Les entraîneurs répètent souvent que chaque joueur est important, mais ce qu'ils ne disent pas, c'est que certains sont plus importants que d'autres.
Chez le Canadien, notamment, il est facile de conclure que le rôle de Nick Suzuki est plus considérable que celui de Jake Evans, même si ce dernier remplit tout de même un rôle d'une certaine importance.
Dans un même ordre d'idée, Lane Hutson est bien évidemment un défenseur plus important que Jayden Struble. Il va sans dire.
Il ne faut donc pas se surprendre de voir Lane Hutson avoir été utilisé en moyenne près de 23 minutes par rencontre lors de sa saison recrue, puis près de 24 minutes l'an dernier. Et plus de 25 minutes en séries !
Sauf qu'il y a des limites à surutiliser un joueur, aussi bon soit-il. Depuis le début de la saison, Lane Hutson a passé en moyenne 27 minutes et demie sur la patinoire. Face aux Penguins et aux Hurricanes, ça a été plus de 29 minutes chaque soir.
En envoyant autant un joueur sur la patinoire lors d'un match – et en le répétant quelques jours plus tard –, tu gambles. Tu augmentes le risque de blessures (maudit que le CH serait dans la m*rde si Lane Hutson devait s'absenter) et tu agis de façon à ce qu'une fois les séries entamées, le gars soit fatigué, autant mentalement que physiquement.
Hutson a beau se coucher tôt, bien manger, s'hydrater convenablement, toujours vouloir patiner et penser au hockey 24/7, il demeure un être humain qui a ses limites.
Martin St-Louis et Stéphane Robidas devront modifier leur approche avec le petit #48.
Et s'ils ont l'impression que leur brigade défensive n'est pas assez bonne pour faire jouer les trois paires de façon régulière, ils n'ont qu'à en faire part à leur DG. C'est à Kent Hughes d'aller chercher un défenseur pour stabiliser un peu tout ça. Il n'a pas ajouté de défenseur (de calibre LNH) à son effectif depuis la signature de Noah Dobson.
Et on sait tous que ça prend un droitier de plus à Montréal !
Hutson et Caufield, les prochains ?
Chaque fois que les partisans du Centre Bell huent un joueur du CH ou l'hymne national américain, j'ai un malaise. Mardi soir, lorsqu'ils ont été plusieurs à huer Chris Kreider et Kirby Dach au Centre Bell, je me suis tout de suite dit : be careful what you wish for.
À force de huer le joueur américain qui a déjà blessé l'un des nôtres il y a 10 ans (et qui a quand même décidé de venir jouer au Québec) ou un joueur que l'on n'aime pas, on se fait mal.
Selon mes informations, Kent Hughes en serait venu à une entente avec les Red Wings durant l'été afin d'amener Dylan Larkin à Montréal. Pourquoi Larkin n'est pas un Canadien aujourd'hui ? Parce qu'il ne veut rien savoir de venir jouer au Canada.
Pourquoi ? Probablement parce que l'intensité médiatique et partisane des marchés canadiens est un peu too much, peut-être…
Mais surtout parce qu'en tant que fier Américain, il ne souhaite pas vivre ce que Connor Hellebuyck a vécu à Winnipeg, après les 4 Nations et les Jeux olympiques. Quand des partisans en viennent à s'en prendre à ta femme parce que vous êtes américains, il y a une ligne qui a été franchie (big time).
Alors quand les partisans massés dans les hauteurs du Centre Bell s'amusent à huer Chris Kreider, Kirby Dach et l'hymne national américain, sachez que ça continue d'éloigner des gars comme Dylan Larkin de Montréal.
Les athlètes américains sont des gens fiers ; ils détestent entendre des huées durant leur hymne national.

(Crédit: YouTube (capture d'écran))
Vous n'aimez pas Donald Trump ? OK, je ne l'aime pas moi non plus. Cependant, je demeure silencieux durant l'hymne national américain. À la limite, je reste assis.
Je n'agis pas de façon à pousser un jour, peut-être, Lane Hutson ou Cole Caufield à vouloir quitter Montréal. T'sais, si j'avais 1 000 $ à parier sur les allégeances politiques de Caufield, je les mettrais sur Républicains.
Et je peux vous dire qu'entendre des huées durant l'hymne national américain, il n'aime (vraiment) pas ça.
Ne mélangez pas histoire et la société américaines avec Donald Trump. Quand vous huez l'hymne national américain, vous huez tous les Américains. Pas juste Donald Trump !
Il y a 1001 façons (meilleures) d'exprimer votre désaccord avec les politiques étrangères de Donald Trump. Soyez créatifs… et respectueux.