Juraj Slafkovsky : « si ça ne marche pas à Laval, c’est un nouveau problème »

Que faire avec Juraj Slafkovsky? C’est la question à 1000 piasses.

Le Canadien a clairement décidé que Juraj Slafkovsky, qui deviendra officiellement joueur autonome un an plus tôt que s’il avait été cédé à Laval en début de campagne, allait passer la saison à Montréal.

Et ce, même s’il ne domine pas.

Avec les Rangers, Jeff Gorton a utilisé une telle technnique avec des gars comme Kaapo Kakko ou Alexis Lafrenière. Rapidement, il leur faisait faire le saut dans la LNH et il les gardait en ville… avec les résultats que l’on connait.

Comme chaque cas est différent, ça ne veut pas dire que la courbe de progression de Slaf sera la même que les deux gars de New York. Mais en ce moment, ça se ressemble.

Comme les résultats sont mitigés, les questions sortent. Mais comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas de recette miracle. Et ça, le principal intéressé le sait… et il veut rester à Montréal pour finir la saison.

Il est clair que le principal intéressé ne dira pas le contraire. Cependant, ce sera à la direction de prendre la meilleure décision pour le développement du jeune, que ce soit via Laval ou Montréal.

On fait quoi, à partir de là?

Évidemment, il y a un risque si le CH décide de l’envoyer jouer en bas. Il pourrait ne pas dominer et là, ce serait un problème encore plus important pour la Flanelle.

C’est une théorie qui a été soulevée par Michel Therrien, qui soutient que la LAH est une ligue difficile. Et j’imagine que de s’adapter en pleine saison ne doit pas être simple quand le rythme est différent de celui de la LNH.

Même s’il a des flashs ici et là (hier a été un de ces matchs-là), on sait que ça va prendre du temps pour l’amener à bon port. Est-ce que la recette pour le voir dominer dans la LNH est de le voir dominer à un autre niveau?

Peut-être, oui.

J’en parlais récemment avec le collègue Kevin Vallée (BPM Sports) et comme il le disait, il est vrai que la majorité des bons joueurs européens qui ont fait le saut dans la LNH (en étant des espoirs attendus avec une brique et un fanal) l’ont fait après avoir dominé sur une longue période.

Slaf, lui, a dominé à certains moments dans sa carrière, mais pas forcément sur une saison complète ou pendant quelques mois de suite. Est-ce un atout qu’il doit ajouter à son arsenal? Évidemment, ça aiderait.

Mais comme l’a dit Michel Therrien, j’ai des doutes à savoir s’il dominerait, à ce point-ci de la saison, en bas. On dirait que je vois plus le risque de le briser si ça ne fonctionne pas en bas

Et il démontre parfois qu’il peut tenir son bout dans la LNH.

Envoyer Slaf à Laval lui mettrait en tête qu’il est le problème alors qu’en ce moment, personne ne roule. Même les gars du premier trio ne sont pas à leur meilleur parce que la profondeur est sur la liste des blessés.

Le CH est en déroute parce que Sean Monahan, acquis avec un premier choix, est blessé? C’est un problème plus grand que Slaf, qui apprend à relever des défis dans la LNH.

En rafale

– Ça peut changer le dossier, ça.

– Dur coup.

– Bien fait.

– Bravo!

– À surveiller.

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