Souvent, quand on se pose une question, on n'a qu'à bien écouter pour avoir la réponse à celle-ci.
De quoi est-ce que je parle ? Quand j'ai entendu Jakub Dobes nous dire qu'il n'avait pas faire d'erreur mardi soir en écopant d'une pénalité mineure en prolongation, j'ai tout de suite compris pourquoi il n'avait pas parlé aux médias après le match mardi. Et j'ai tout de suite compris pourquoi le Canadien décidait d'accorder des pauses médiatiques à son gardien de but numéro un tchèque lorsque ça chauffe trop.
« Je n'appelle pas ça une erreur […] C'était ce que mon intuition me disait de faire pour aider l'équipe. » – Jakub Dobes
Jakub, ce n'est pas parce que tu as agi par intuition que ce n'était pas une erreur. Au contraire !
Quand par intuition, Jake Evans remet la rondelle dans l'axe, à l'adversaire, et que ça mène à un but de l'autre équipe, c'est une erreur. Tu n'as pas besoin de réfléchir et de vouloir faire une erreur pour faire une erreur…
Je le répète à mes enfants depuis 18 ans. Et je le répète aussi à mes jeunes au futsal : Assumez lorsque vous merdez. Ne vous cachez pas. Ne tentez pas de vous déresponsabiliser. C'est la base.
Si Shea Weber avait encore été capitaine du CH, il aurait fait des boutons en entendant Dobes parler. Il est passé où, le fameux « No Excuses » ? Il existe encore, le concept d'imputabilité ?
Est-ce que Nick Suzuki, Phillip Danault et Josh Anderson sont d'assez bons leaders pour avoir dit à Dobes qu'il ne peut pas agir ainsi ? Je sais que Josh Anderson a pété une coche à Patrik Laine la saison dernière ; l'a-t-il fait envers Jakub Dobes cette semaine ?
Le Canadien occupe l'avant-dernier rang de la division Atlantique ; ce n'est pas en se voilant la face que l'équipe va pouvoir sortir de son trou.
Jakub Dobes a confié à Anthony Martineau que l'important, c'était l'opinion des partisans qui viennent au Centre Bell ou qu'il croise dans la rue. Tout ce qui s'écrit sur Internet, ce n'est pas réel pour lui.
Ce matin, dans le vestiaire, j'ai demandé à Jakub Dobeš si l'expression «jamais trop haut, jamais trop bas» était plus difficile à appliquer dans un marché comme celui de Montréal.
J'ai fait allusion au fait qu'il était adulé lors des dernières séries éliminatoires et qu'il traversait présentement une période plus difficile.
Sa réponse a été la suivante:
«Je sens encore le soutien des gens. Je pense que les vrais partisans, les gens au Centre Bell et ceux que je croise dans la rue m'appuient, et j'en suis reconnaissant. Et tout ce qui s'écrit sur Internet, ce n'est pas réel pour moi».
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) October 22, 2026
Dois-je comprendre que ce que Jonathan Bernier (JDM), J-F Chaumont (LNH.com), Eric Engels (Sportsnet), Richard Labbé, Guillaume Lefrançois et Alexandre Pratt (La Presse), Arpon Basu (TheAthletic), Nicolas Cloutier (TVA Sports) ou encore moi (ici sur DLC) écrivons, ce n'est pas réel aux yeux de Jakub Dobes ?
Peut-être que le département des communications des Canadiens devrait briefer un peu plus Dobes avant qu'il prenne la parole. Parce que des niaiseries, il en dit en tabarouette. Et ça, c'est réel.
Prolongation
Voir Ivan Demidov et Nick Suzuki devoir s'absenter pour plusieurs semaines relève de la catastrophe.On n'avait pas de deuxième centre ; là, on n'a pas de premier ni de deuxième centre.
Vous savez ce qui me dérange le plus dans tout ça ? Demidov et Suzuki se sont tous les deux blessés en bloquant des lancers. Noah Dobson s'était aussi blessé en bloquant un lancer avant les playoffs.
Dans la nouvelle LNH, on demande aux joueurs de se sacrifier, de bloquer des lancers.
OK, je peux comprendre… mais puisqu'il existe un risque réel de blessure, pourquoi le Canadien ne demande pas à ses joueurs de porter des gants avec plus de protection sur le dessus – pas aux poignets, alors que ça enlève de la mobilité – ou des protecteurs supplémentaires sur chaque côté de leurs patins ?
Geoff Molson ne devrait-il pas s'assurer de diminuer les risques sur son investissement ?
Plus de protection sur le dessus de la main ou sur les côtés de chaque patin ne devrait pas être un énorme problème pour les joueurs. On disait que le casque était contraignant il y a 30 ans et pourtant, il serait impensable de jouer sans casque aujourd'hui.
Parce que les commanditaires n'aiment pas ça.
Le jour où la LNH et ses propriétaires seront sérieux, ils exigeront aux joueurs de se protéger davantage. D'ici là, elle demeurera la risée de plusieurs personnes.