Gardien #2 : Samuel Montembeault semble avoir devancé Jacob Fowler
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Quand on me demande de faire une prédiction, je me dis toujours : miserais-tu 1000 $ là-dessus ?

Est-ce que le Canadien va faire les séries en 2026 ? Puisque j'oserais miser 1000 $ sur « oui », j'ose prédire que oui.

Est-ce que Cole Caufield va encore inscrire 50 buts ? Est-ce que Nick Suzuki atteindra encore le plateau des 100 points ? Est-ce que le Canadien obtiendra plus de points que la saison dernière ? Connaîtra-t-il de meilleures séries ? Je ne suis pas prêt à mettre 1000 $ sur aucune de ces possibilités. Je suis donc tenté de dire « non », mais je demeure tout de même optimiste.

Cependant, même avec ce principe du 1000 $, il m'arrive de me tromper. Ça m'empêche de dire n'importe quoi pour du reach ou des clics, mais ça ne veut pas dire que j'aurai toujours raison.

Le 1er juin dernier, j'aurais mis 1000 $ sur la possibilité de voir Samuel Montembeault commencer la saison dans un autre uniforme que celui des Canadiens. Pourtant, à huit jours du début de la campagne, Montembeault est encore un Canadien de Montréal.

Et pas juste ça !

Martin St-Louis a décidé d'amener pas mal tous ses réguliers en santé – sauf ses quatre plus vieux vétérans, soit Chris Kreider, Josh Anderson, Phillip Danault et Mike Matheson – à Trois-Rivières en vue du match préparatoire de ce soir.

Quand on regarde ça froidement, on en vient à la conclusion que Brett Berard, Sacha Pastujov, Florian Xhekaj, David Reinbacher et Adam Engstrom sont les joueurs qui se battront pour survivre aux dernières coupures ce week-end. Les autres (Owen Beck, Jared Davidson, Samuel Poulin et Luke Mittelstadt) semblent pas mal tous avoir déjà été écartés de l'équation.

Sauf que quelque chose m'intrigue : les deux gardiens de but qui ont fait le voyage à Trois-Rivières sont Jakub Dobes et Samuel Montembeault. Jacob Fowler est demeuré à Brossard avec Kaapo Kahkonen, lui.

Je n'y vois que deux explications possibles.

1. Samuel Montembeault a encore de bonnes chances d'être l'adjoint de Jakub Dobes pour entamer la saison ; la direction aime la forme dans laquelle Montembeault s'est présenté au camp et elle compte lui donner une autre chance.

Fowler peut retourner à Laval sans avoir à passer au ballottage et on sait qu'il n'y aura pas de ménage à trois pour commencer la saison (à Montréal, du moins).

Montembeault a été bon face aux Maple Leafs et s'il est bon ce soir ET samedi, Monty pourrait me faire mentir. Et faire mentir plusieurs autres personnes, autant chez les médias que chez les partisans.

Rappel : Kent Hughes et Jeff Gorton ont préféré amener Fowler avec l'équipe en playoffs, plutôt que lui donner des matchs éliminatoires avec le Rocket, tellement ils n'avaient plus confiance en Montembeault.

Mais bon… le fait de voir Arpon Basu, qui est plogué sur l'équipe, vanter le duo Fowler – Kahkonen ce matin dans le NY Times, me laisse penser que l'aventure montréalaise de Montembeault n'est peut-être pas encore terminée.

Ressuscitera-t-il de ses cendres ?
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2. On tente encore d'échanger Montembeault et on espère que de bonnes performances cette semaine pourraient nous aider à le faire. De plus, on sait que Montembeault est un gars de Trois-Rivières ; pourquoi ne pas lui permettre de jouer devant les siens au Colisée Vidéotron ?

Je sais que les Oilers et les Jets ont démontré de l'intérêt envers Montembeault au cours des derniers mois. Est-ce qu'une transaction l'impliquant pourrait se compléter dans les jours qui précéderont le début de la saison ?

Selon ce qu'on me dit, les chances de voir Montembeault être soumis au ballottage sont relativement faibles. Pourquoi accepter de le perdre pour rien quand on a de l'espace sous le plafond salarial ?

À noter que Montembeault pourrait également être échangé en début de saison, après une blessure importante ailleurs. Son contrat est pas mal « friendly » pour venir à la rescousse d'un DG mal pris.

Il n'en reste pas moins que depuis ce matin, je me dis que Samuel Montembeault pourrait bel et bien disputer un autre match régulier dans l'uniforme bleu, blanc, rouge.

Je ne voyais pas cette possibilité se réaliser en juin, mais les choses ont changé – ou n'ont pas changé, devrais-je dire – en cette fin du mois de septembre.

Qui vivra verra, comme dirait l'autre.