Andy Strickland pense que Jonathan Huberdeau demande huit ans et 72 millions $

À moins d’avoir passé les derniers quatre jours dans une grotte, vous savez que Jonathan Huberdeau est passé aux Flames de Calgary et que Matthew Tkachuk, lui, s’en va en Floride.  

Il ne reste qu’une seule saison au contrat du Québécois, qui empochera 5.9 millions $. Le risque que les Flames le perdent pour rien, tout comme ce fut le cas récemment pour Johnny Gaudreau, est donc réel. Toutefois, le natif de Saint-Jérôme s’est adressé aux médias hier et il s’est dit ouvert à l’idée de rester en Alberta.

Sur leur plus récent balado, le journaliste Andy Strickland et l’ancien dur à cuire Cam Janssen sont revenus sur cette transaction monstre.

Strickland a expliqué que les Panthers n’étaient pas prêts à payer Huberdeau autant que ce dernier le souhaitait et qu’ils préféraient investir cet argent dans Tkachuk, un joueur plus jeune. Aujourd’hui, le Québécois est peut-être meilleur que l’Américain, mais ce ne sera pas nécessairement le cas dans deux ou trois ans. 

Puis, le journaliste attitré à la couverture des Blues a ajouté ceci:

Huberdeau demande probablement un contrat de huit ans d’une valeur de 9 millions $ par année. En tant que joueur recevant des votes pour le trophée Hart, c’est ce qu’il devrait exiger, mais personnellement, je préfère avoir Tkachuk, qui est seulement âgé de 24 ans.

Avec 346 points en 286 parties lors des quatre dernières saisons, Huberdeau est un des joueurs les plus sous-payés de la LNH depuis quelques années. Il est possiblement un des dix meilleurs attaquants de la ligue.

Ce n’est pas pour rien qu’il a terminé cinquième lors du scrutin pour le Hart cette année et 13e lors de la précédente. 

Comme Striclkand le mentionne, il est tout à fait normal qu’il soit aussi gourmand dans ses demandes salariales. Cependant, le choix des Panthers est compréhensible.

Huberdeau aura 30 ans lorsque son contrat viendra à échéance l’été prochain. S’il signe une entente de huit ans, il aura donc 38 ans lorsque le nouveau contrat prendra fin.

Payer autant un joueur qui approche la fin de la trentaine est tout le temps une approche risquée. Il est fort probable que d’ici là, sa production diminue.

Sauf qu’après les départs de Gaudreau et Tkachuk, les Flames ne voudront certainement pas perdre les services d’un autre joueur étoile pour rien. Il a fort à parier que Calgary offrira bel et bien une entente de cette trempe au Québécois.

Mais voudra-t-il vraiment passer le restant de sa carrière en Alberta?

À moins qu’il ne soit échangé avant juillet 2023, les Flames sont la seule organisation qui pourra lui donner un contrat de huit ans, ce qui leur procure un certain avantage.

Sauf qu’il ne faudrait pas non plus être surpris si l’ailier décide de signer ailleurs pour sept ans. Après avoir joué pendant dix ans à Sunrise, le choc culturel risque d’être fort en Alberta, surtout en raison de la forte présence médiatique et de la pression des partisans.

S’il devient bel et bien agent libre l’an prochain, l’intérêt sera énorme pour lui et il aura l’embarras du choix. Il pourrait alors retourner dans un marché plus paisible, ou, tant qu’à vivre les difficultés d’un marché canadien, s’aligner pour l’équipe de son enfance, le Tricolore. 

En rafale

Il semble donc que la LNH ne changera pas le déroulement du repêchage (pour l’instant).

– Intéressant.

– Dommage.

– Dans l’ombre de Mihailovic, il mérite certainement plus de reconnaissance pour le titre de joueur par excellence de l’équipe.

– À écouter!

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