Valeri Nichushkin considère qu’il a signé « à rabais » avec l’Avalanche

Quand on regarde la formation de l’Avalanche du Colorado l’an dernier, on comprend rapidement pourquoi l’équipe a gagné la Coupe Stanley. Nathan MacKinnon, Cale Makar, Mikko Rantanen, Gabriel Landeskog, Devon Toews, Darcy Kuemper : il y avait énormément de joueurs de premier plan au sein du groupe.

Ceci dit, la profondeur de l’équipe était grandement intéressante aussi. On connaît l’impact qu’a eu un gars comme Artturi Lehkonen, mais des gars comme Andre Burakovsky et Valeri Nichushkin ont été très importants également.

Nichushkin, par exemple, a récolté 52 points en 62 matchs durant la saison régulière et en a ajouté 15 autres en 20 matchs de séries. Et alors qu’il allait devenir joueur autonome cet été, l’Avalanche s’est assuré de conserver ses services avec un lucratif contrat de 49 M$ sur huit ans.

Or, selon les propos du principal intéressé, il aurait décidé de signer « à rabais » pour demeurer avec l’Avalanche. C’est ce qu’il a affirmé à un média russe et qui a ensuite été repris par Adrian Dater.

Nichushkin, le 10e choix au total lors du repêchage de 2013, est un gros attaquant de puissance et s’il maintient son rythme de la dernière saison, il vaudra assurément la coquette somme que l’Avalanche a dépensé pour le conserver.

Par contre, le fait qu’il affirme avoir signé « à rabais » a de quoi surprendre. Après tout, avant la dernière saison, il n’avait jamais produit à un rythme d’un demi-point par match.

Je veux bien croire qu’il a explosé cette année et qu’il est devenu tout un joueur de hockey, mais est-ce qu’il y avait vraiment tant d’équipes que ça qui souhaitaient le signer pour un montant encore plus important? Est-ce qu’une équipe voulait lui donner 7,5 M$ ou 8 M$ par année pendant sept saisons? Parce que s’il affirme avoir signé « à rabais », c’est que de telles offres l’attendaient sur le marché.

À 27 ans, Nichushkin a encore plusieurs bonnes années de hockey dans le corps, mais je ne serais pas surpris que ce contrat-là finisse par devenir un boulet dans les livres comptables de l’Avalanche dans quelques années. Or, s’il avait signé pour un salaire annuel encore plus important, je n’ose même pas imaginer à quel point il aurait représenté un gros risque.

On a souvent vu des joueurs connaître une grosse saison avant de tester le marché des joueurs autonomes, signer un lucratif contrat et ralentir au niveau de leur production. L’Avalanche devait essayer de le conserver, et Nichushkin est un beau pari, mais il est tout de même un pari risqué.

Dans le même entretien, d’ailleurs (que vous pouvez lire ICI en utilisant un outil de traduction), Nichushkin se vide le cœur envers le comportement de Corey Perry sur la glace (il ne l’aime vraiment pas plus que ça), il parle de McDavid comme d’un « Dieu » sur la glace et il revient sur la pluie de blessures qui a frappé l’Avalanche lors des dernières séries.

Mais clairement, je me demande quel contrat il aurait pu signer sur le marché. C’est un pacte colossal qu’il a paraphé pour demeurer à Denver, et franchement, je peine à croire qu’il aurait obtenu plus de la part d’une autre équipe, surtout dans un monde où le plafond salarial ne grimpe pas (ou, au mieux, très peu).

Comme quoi les gros attaquants capables de produire offensivement (comme ce qu’espère obtenir le CH en Juraj Slafkovský) valent une fortune dans la LNH…

En rafale

– Un dossier de réglé chez les Flyers.

– Logan Cooley s’est blessé au camp de l’équipe junior américaine aujourd’hui (mais ça semble être mineur). Rappelons que Conor Geekie, un autre choix de première ronde des Coyotes au dernier repêchage, s’est lui aussi blessé récemment.

Luke Tuch et Blake Biondi, eux, se sont illustrés aujourd’hui.

– Max Pacioretty était de passage au Raw Knuckles Podcast (et il est notamment revenu sur la fameuse mise en échec de Zdeno Chara à son endroit).

– Un nouveau recruteur chez les Blues.

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