Une reconstruction totale, trois années de misère et Auston Matthews en Arizona?

Nombreux sont ceux et celles qui ont vanté le jeu de Christian Dvorak au cours des derniers jours. Renaud Lavoie a même été jusqu’à dire que Dvorak était un cadeau qui avait été offert au Canadien en début de semaine

Or, vous avez aussi été nombreux à me poser la même question : pourquoi les Coyotes ont-ils laissé partir Dvorak s’il est si bon que ça.

La réponse est simple : les Coyotes viennent d’entamer une (autre) reconstruction complète. Cette fois, elle sera l’œuvre du DG Bill Armstrong, suite au départ de John Chayka et à la dernière saison qui a été relativement difficile à Glendale.

D’autres ajouteront le fait que la concession soit sur le point de déménager (à Tempe, Phoenix ou plus loin si elle est vendue) comme raison de couper les salaires…

Mais la réalité demeure la suivante, en gros : les Coyotes ont fait le ménage durant les derniers mois, tout en faisant le plein de choix au repêchage.

Ils ont échangé Darcy Kuemper, Oliver Ekman-Larsson, Conor Garland, Adan Hill et Christian Dvorak durant l’été.

Ils ont acquis de mauvais contrats (Loui Eriksson, Shayne Gostisbehere, Andrew Ladd, Anton Stralman et Antoine Roussel à la limite) en retour d’assets intéressants.

Ils possèdent désormais énormément de choix au repêchage lors des trois premières rondes pour 2022, 2023 et 2024.

(Crédit: CapFriendly.com)

Leurs deux gardiens de but toucheront chacun le salaire minimum en 2021-22, soit 750 000 $.

Seulement trois de leurs attaquants possèdent plus d’une année de contrat. Ils pourraient donc continuer de faire le plein de choix au repêchage à la date limite des transactions.

Ils ont essayé d’échanger Phil Kessel.

Leur alignement potentiel fait pitié. Pauvre André Tourigny. #BonneChance

Alors, quel est le plan exactement en Arizona? L’hypothèse que les Coyotes aient l’intention de faire table rase et de reconstruire jusqu’à ce qu’Auston Matthews vienne tout solidifier ça en 2024 commence à faire de plus en plus son chemin.

Selon Steve Kournianos, un analyste (d’espoirs, surtout) dont plusieurs membres du Canadien sont abonnés sur Twitter, Bill Armstrong – s’il est encore en poste – risque d’offrir le plus gros contrat jamais offert dans l’histoire de la LNH à Auston Matthews.

Matthews, un joueur originaire de l’Arizona dont la pression torontoise doit commencer à étouffer, touchera son autonomie complète en juillet 2024. D’ici là, il gagnera environ 11,64 millions $ annuellement avec les Leafs.

Lui offrira-t-on 15 millions $ par saison, si le plafond se met à grimper un peu? Est-ce que Matthews les acceptera, lui qui est souvent critiqué pour avoir accepté trop d’argent pour lui permettre d’avoir un club profond avec lui à Toronto?

Deux ou trois (très) dures saisons attendent les Coyotes et leurs « partisans »… et leur coach André Tourigny. Est-ce que le soleil se pointera à nouveau en 2024, avec Matthews au centre de la première unité des ‘Yotes? Si oui, je ne pense pas que Tourigny aura la chance de participer à ce renouveau là. Il n’aura servi qu’à gérer les moments difficiles, j’en ai bien peur…

En rafale

– Alex Raduov a toujours été une machine de hockey. Partout!

– Pour les fans de lutte.

– Vrai!

PLUS DE NOUVELLES