Un gardien de la LNH ne veut plus parler aux médias

Tout le monde le sait, les gardiens de but sont souvent des bibittes très particulières, à l’exception de Martin Brodeur, qui a toujours agi normalement à l’aube d’une rencontre. Carey Price est particulier, encore plus lorsqu’il parle de marguerite à la suite d’un revers contre les Panthers. Marc-André Fleury est un personnage unique, lui qui, à l’instar de Patrick Roy, parle réellement à ses poteaux. Il y a également Braden Holtby, qui a une routine d’avant-match très particulière, où il visionne la patinoire en bougeant sa tête comme s’il suivait la rondelle.

Dorénavant, on peut ajouter le nom de Elvis Merzlikins à cette liste d’hommes masqués « particuliers » ou « spéciaux ». Avec la blessure au genou qu’a subie son coéquipier Joonas Korpisalo lors des tirs de barrage contre les Blackhawks de Chicago (souvenez-vous de la crise qu’a piquée John Tortorella après ce duel), il tient maintenant le rôle de numéro un par intérim. Puis, pour bien remplir cette besogne, il veut qu’on lui fiche la paix. Voici les propos du gardien, recueillis par Aaron Portzline du site The Athletic.

«J’ai parlé à l’entraîneur des gardiens Manny [Legace]. J’ai parlé aux entraîneurs. J’ai discuté avec l’organisation. En conclusion, j’aimerais vous demander de me laisser tranquille. Je veux juste me concentrer sur mon occasion.» – Merzlikins

Juste comme ça, le cerbère de 25 ans n’a toujours pas savouré la victoire en dix rencontres (dont huit départs) dans la Ligue nationale. On parle ici d’un pourcentage d’efficacité médiocre de ,889 et une moyenne ronflante de 3,41.

Peu importe, pour remédier à la situation, il croit sincèrement que ce silence lui donnera un fier coup de main puisqu’il a tenté l’expérience lors de son long séjour à Lugano : À Lugano, lors des séries, je n’ai pas parlé aux médias parce que je voulais être dans mon propre monde, dans mon monde de gardien de but.

Voilà donc le plan de match du jeune Merzlikins en vue des prochains jours.

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