Structure salariale du Lightning : un modèle pour voir le CH signer Dubois et Huberdeau?

Les noms de Jonathan Huberdeau et de Pierre-Luc Dubois sont présentement sur toutes les lèvres. Est-ce que le Canadien arrivera à attirer les deux joueurs en ville via transaction ou via des contrats à long terme?

Tout le monde qui suit le Canadien le souhaite, mais est-ce réaliste?

Eric Macramalla, de TSN 690, a une théorie par rapport à cela et je trouvais que c’était intéressant de faire du chemin là-dessus. À ses yeux, il existe un chemin pour les signer puisque le Lightning est capable d’avoir plusieurs gros salaires.

Pourquoi? Parce que le club aura, l’an prochain, six joueurs qui vont accaparer près de 66 % de la masse salariale.

  • Andrei Vasilevskiy : 9.5 M$
  • Nikita Kucherov : 9.5 M$
  • Brayden Point : 9.5 M$
  • Steven Stamkos : 8.5 M$
  • Mikhail Sergachev : 8.5 M$
  • Victor Hedman : 7.875 M$

Ce n’est pas dans les mêmes eaux, mais Anthony Cirelli sera à 6.25 M$ et Erik Cernak sera à 5.2 M$. C’est énormément de place sur la masse pour quelques gars qui sont des vedettes, mais qui grugent une énorme partie de la tarte salariale de Julien BriseBois.

Mais voilà pourquoi Macramalla voit un chemin pour le Canadien, qui a aussi de gros salaires et qui aspire à signer de gros joueurs.

Sur papier, ce n’est pas une vilaine comparaison. Après tout, Tampa Bay est un modèle d’excellence. Mais c’est dans la réalité que j’ai de la difficulté à y voir une application claire.

Dans son plan, pour libérer de l’argent, il y a plusieurs impondérables. Il assume que Paul Byron sera parti (ce qui sera le cas… à moins de le voir accepter un gros rabais, ce qui règlerait le problème) et il assume aussi que Mike Hoffman, à qui il reste deux ans de contrat, sera parti. Il le sera dans deux ans, mais pas forcément l’an prochain.

Dans son plan, Christian Dvorak et Joel Armia sont aussi partis. Eux, ça devra passer par une transaction puisque les deux hommes ont encore trois ans de contrat et ils ne sont pas les plus faciles à échanger. C’est cependant possible.

Il voit aussi Carey Price aller sur la LTIR. C’est probablement ce qui va arriver, mais sans cela, le projet de signer les deux tombe à l’eau.

Puis, il y a le point de son tweet où Brendan Gallagher serait racheté dans deux ans, soit à trois ans de l’échéance normale de l’entente. Et ça, je n’y crois pas vraiment puisque le CH veut libérer de l’argent à long terme.

Et du dead money jusqu’en 2030 sur la masse, ce n’est pas logique et pas dans la lignée de ce que Kent Hughes fait.

(Crédit: CapFriendly)

Notons que si c’est le but du CH, il devra libérer une partie de cet argent-là pour 2023 puisque c’est là que Jonathan Huberdeau passera à GO! pour réclamer beaucoup plus que 200$. Pierre-Luc Dubois, lui, sera autonome en 2024. Libérer de l’argent, c’est déjà le but, mais c’est difficile.

Je veux aussi parler du point de vue de Tampa Bay. En vue de la prochaine saison, le Lightning a 12 contrats en vigueur pour 79,72 M$. Cela veut dire que près de 10 joueurs vont devoir se partager moins de quatre millions de dollars puisque la masse sera de 83.5 M$.

Évidemment, il faudra libérer du salaire à Tampa… et c’est là le problème avec le système.

Pourquoi? Parce que, chaque année, le Lightning se bat pour la Coupe, oui, mais doit libérer du salaire à tout prix. Cette année, c’était Ryan McDonagh et l’an prochain, ce sera un autre joueur important du club.

(Crédit: CapFriendly)

La différence entre Tampa et Montréal, c’est que le Lightning conserve les services de gars qui ont grandi dans l’organisation et c’est un « mal nécessaire » d’ajouter autant de salaire pour garder les gars en place. C’est la culture d’entreprise qu’ils ont développée et pour l’instant, ça fonctionne.

Mais est-ce que la chute de l’empire sera brutale? Peut-être. Et rappelons que Kent Hughes, s’il veut vraiment se baser sur ça, doit se rappeler qu’il veut construire un club qui sera bon chaque année.

C’est une recette qui fonctionne aussi parce que le club développe bien. À Montréal, est-ce que le club, qui a mal développé dans les dernières années, va mieux développer sous la nouvelle administration? On ne le sait pas encore, ce qui rend une potentielle recette du genre plus risquée.

Est-ce que les gros salaires qu’on ajouterait en grosse quantité livreraient la marchandise? Jouer à Montréal, ce n’est pas comme jouer à Tampa Bay, à Sunrise, à Calgary, à Columbus ou à Winnipeg.

Peut-être que Kent Hughes arrivera à mettre la main sur les deux joueurs un jour (si les deux veulent venir à Montréal, évidemment), mais cela ne veut pas dire que le modèle du Lightning va forcément fonctionner partout. Regardez les Golden Knights…

Ceci étant dit, j’espère qu’il trouvera une solution pour y arriver. Par contre, 2023 et 2024, c’est encore tôt pour ajouter à ce point-là en raison de la situation actuelle du CH, non?

En rafale

– Ah ben oui.

– Vu de même.

– Bravo Anthony!

– Juraj Slafkovsky ne comprend pas ce qui se dit sur lui en français sur les réseaux sociaux. [Sport.SK]

– À suivre à San Jose.

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