Sean Monahan, le Phillip Danault 2.0 de Brendan Gallagher

Les Flames de Calgary ont donné un choix de première ronde au Canadien pour se débarrasser de Sean Monahan.

Je ne sais pas pour vous, mais cette phrase-là me fait toujours sourire un peu quand j’y repense. Quand on regarde l’impact de Monahan (10 points en 11 matchs) au sein de la formation du CH cette saison, ça semble complètement absurde de penser qu’un club voulait tellement s’en débarrasser qu’il a payé le gros prix pour le faire.

Je veux bien croire que ce n’est pas aussi simple que ça et que Brad Treliving pensait améliorer son équipe en remplaçant Monahan par Nazem Kadri (notamment en raison de l’état de santé précaire de Monahan), mais disons que l’histoire ne lui aura pas donné raison.

Aujourd’hui encore, Martin St-Louis a été questionné au sujet de son joueur de centre, et il n’a pas pu s’empêcher d’énumérer les (très) nombreuses raisons pour lesquelles le #91 est important au sein de son équipe. Il y en a, du positif.

Ceci dit, l’un des impacts les plus sous-estimés de la saison de Monahan est possiblement le fait qu’il a aidé Brendan Gallagher à se relancer. Le trio des vétérans, qui est complété par Tanner Pearson, offre de l’excellent hockey au CH cette saison, et c’est en grande partie grâce au travail de Monahan, qui facilite la vie de ses compagnons de trio.

Un peu comme Kirby Dach le faisait pour Juraj Slafkovský et Alex Newhook avait de tomber au combat.

Et dans son papier du jour, Arpon Basu y a été d’un point intéressant : pour Gallagher, Monahan a des allures de Phillip Danault 2.0, dans le sens où il est le centre qui complète le mieux Gallagher depuis que Danault n’est plus en ville.

On se souviendra que Gallagher a connu ses meilleurs moments en carrière aux côtés de Danault, qui n’était vraiment pas un vilain joueur en transition et qui excellait sur le plan défensif. Sans dire que Monahan est exactement le même joueur (quoiqu’ils se ressemblent un brin), le profil des deux gars cadre bien au centre d’un gars comme Gallagher, qui a besoin de quelqu’un pour l’aider en transition.

Si Gally peut se concentrer à attaquer le filet sans avoir à contrôler le disque en contre-attaque, il devient bien meilleur. C’est possiblement pour cette raison qu’un gars comme Christian Dvorak n’est pas un bon centre pour lui, entre autres.

Et en même temps, le fait que la chimie opère entre Monahan et Gallagher est également bénéfique au reste de l’équipe. S’Ils n’avaient pas une aussi bonne chimie, Monahan aurait probablement été celui qui aurait été placé sur le premier trio samedi dernier, tandis que Juraj Slafkovský n’aurait pas eu cette opportunité.

Le retour de Dvorak a donc permis de placer tout le monde dans la bonne chaise, mais disons que Monahan rend la répartition des chaises encore plus facile.

Une chose est certaine, en tout cas : si le Canadien veut échanger Monahan d’ici la date limite des transactions, il n’aura certainement pas à payer un choix de première ronde pour le faire, d’autant plus qu’il gagne bien moins d’argent que l’an dernier. En fait, il en recevra très probablement un s’il désire l’échanger (et que Monahan demeure en santé), mais en même temps, s’il est la clé pour que Gallagher produise, ce sera un pensez-y bien.

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