Sean Farrell n’a toujours pas discuté avec Jeff Gorton

En ce moment, si on exclut les joueurs qui ont déjà gradué dans la LNH, la majorité des espoirs du Canadien se retrouvent à la ligne bleue. Kaiden Guhle, Mattias Norlinder, Jordan Harris, Jayden Struble : tous sont des défenseurs (gauchers). Et ça, c’est sans compter Cayden Primeau, qui est un gardien de but.

Bref, à l’attaque, on sent que les jeunes les plus prometteurs de l’organisation sont déjà dans la LNH. Mais il y en a un qui a des allures de joker : Sean Farrell.

Depuis qu’il a été repêché par le CH, Farrell a survolé la USHL l’an dernier et il roule à un rythme d’enfer avec l’université Harvard présentement (17 points en 12 matchs). Il est de petite taille, mais il a des instincts offensifs indéniables.

On savait que le plan de Jeff Gorton était de rencontrer les espoirs de l’équipe durant la pause forcée du Canadien. Toutefois, si on se fie aux dires de Farrell, il n’a pas encore eu la chance de jaser avec lui. Ça viendra, toutefois. Gorton a peut-être seulement des dossiers plus urgents sur la table, comme ceux des espoirs dont le CH perdra les droits dans quelques mois.

Mais revenons-en à Farrell. Classé comme le 62e meilleur espoir de sa cuvée, son petit gabarit a fait en sorte que le Canadien a pu le réclamer en quatrième ronde. Une véritable bombe offensive, il a de grosses responsabilités avec son équipe universitaire, et ce, même s’il s’agit de sa première saison.

J’en conviens : Harvard n’est pas forcément une puissance (même si Matthew Coronato fait aussi partie de l’équipe) et l’université ne se frotte pas régulièrement à de très gros adversaires, mais pour un joueur de première année, Farrell fait réellement de très belles choses.

Quand il est questionné au sujet de ses intentions pour la saison 2022-23, Farrell hésite. D’un côté, il aimerait demeurer à Harvard pour poursuivre son baccalauréat en économie et accomplir de grandes choses avec son équipe, mais de l’autre côté, son rêve est de jouer dans la LNH et il veut prendre la voiture la plus rapide pour s’y rendre.

Tout ça, il pourra en jaser avec Jeff Gorton quand ils auront la chance de se parler, mais je doute qu’il rejoindra le CH (ou même le Rocket) d’ici un an. Il peut profiter d’une autre année dans la NCAA, un peu comme Cole Caufield l’avait fait l’an dernier.

D’ici là, Farrell continue de parler régulièrement avec Rob Ramage et de se concentrer sur son équipe ainsi que sur ses études. Bien hâte de voir s’il pourra brouiller les cartes, celui-là!

En rafale

– Pour moi, c’est la composition du prochain organigramme chez le Canadien.

– Deux autres matchs reportés dans la LNH. Stu Cowan pose d’ailleurs une excellente question : est-ce que les équipes canadiennes devront se relocaliser aux États-Unis imminemment?

– Nick Ritchie n’est pas réclamé au ballottage.

– En effet.

– On peut le comprendre.

– Il a pris la bonne décision pour lui-même.

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