Mike Hoffman n’a toujours pas encaissé une mise en échec cette année

Mike Hoffman. Certainement votre joueur préféré.

Non, mais pour vrai, on savait que la saison allait être difficile pour lui, mais à ce point-là? Le gars ne fait rien de bon et en neuf matchs cette saison, il a deux points, dont un seul but. Il n’est pas impliqué offensivement et défensivement.

Pour vous dire à quel point le 68 n’est pas impliqué, Renaud Lavoie a dévoilé une statistique très intéressante plus tôt dans la journée. En effet, Hoffman, parmi tous les joueurs de la LNH ayant joué un minimum de trois matchs, est le seul à ne pas avoir encaissé une mise en échec cette saison.

Ça en dit long sur un joueur, car ça signifie en gros qu’il n’est pas souvent en possession de la rondelle et lorsqu’il l’est, il se débarrasse du disque très rapidement. Hoffman n’a jamais été un Gallagher, mais le gaucher ne semble pas vouloir (plus que jamais) se mettre le nez dans le trafic.

Ce n’est pas pour rien que Gallagher connait une belle carrière. Il a travaillé dur pour tous ses points et oui, il est plus amoché, mais il a toujours été utile à son équipe…

Les mises en échec, ça parait bien sur la feuille de match. Mais en pratique, cette statistique peut être trompeuse. Comme mon père, qui a aussi été mon entraîneur de hockey pendant 7 ans, me le disait toujours, « j’aime mieux terminer un match avec beaucoup moins de mises en échec que l’autre équipe que le contraire ». Pourquoi? Parce que cela veut dire que tu as été en possession de la rondelle plus souvent que l’adversaire et que souvent, tes chances de gagner vont être meilleures que lui. Ça veut aussi dire que l’équipe qui donne les mises en échec court plus après les rondelles, donc se fatigue plus rapidement.

Bref, pour revenir à Hoffman, cette statistique n’est pas étrangère à ses insuccès et à son séjour dans les gradins. L’ailier est justement dans les estrades ce soir alors que le Canadien est au Minnesota pour y affronter le Wild. Et s’il continue de ne pas trop vouloir s’impliquer, il va y rester encore longtemps. Y’a un gars comme Michael Pezzetta qui veut participer aux succès de l’équipe, lui.

En rafale

– Ça va mal en banlieue de Montréal.

– Original.

– Il revient de loin.

– Bravo.

– Bonne chose.

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