L’histoire de Charles Leblanc est un bel exemple pour le sport au Québec

Dans les derniers jours, Charles Leblanc a fait parler de lui dans le baseball majeur. Le Québécois, natif de Laval, a connu de gros débuts dans le baseball majeur sous les couleurs des Marlins de Miami.

Rappelé vendredi dernier, il a fait ses débuts samedi et il a joué trois matchs, tous au troisième but. Il a placé la balle en lieu sûr à quatre reprises (un simple, deux doubles et un superbe circuit) à ses débuts.

L’échantillon est petit, mais à ce rythme-là, Leblanc a un OPS+ de 224. Ce que cela veut dire, c’est que s’il conservait ce rythme-là toute la saison, il serait 2.24 fois meilleur que la moyenne du baseball majeur.

Évidemment, sur plusieurs matchs, il ne maintiendra pas de telles performances… mais ça donne un aperçu de ses débuts dans le baseball majeur.

Il est devenu le troisième Québécois à jouer dans les Majeures cette année. Abraham Toro (Seattle) est un régulier et Otto Lopez, qui a passé son adolescence à Montréal, a brièvement eu sa chance à Toronto.

C’est bon pour le sport d’ici, ça.

Dans cette histoire-là, ce qui est intéressant, c’est le fait que le natif de Laval a 26 ans. Après un passage à Pittsburgh dans la NCAA, il a été repêché en quatrième ronde par les Rangers du Texas en 2016 et il a gravi les échelons du baseball mineur.

En 2020, en raison de la pandémie, il a été obligé de s’entraîner à la maison puisque les Rangers ne l’ont pas invité à leur camp des espoirs.

En 2021, il a fait ses débuts dans le AAA. Il a connu un bon départ, mais il s’est essoufflé en fin de saison (sans avoir été rappelé) et les Rangers ont signé deux vedettes (Marcus Semien et Corey Seager) à l’avant-champ.

C’est là que les Marlins sont allés le chercher et à Jacksonville (dans le AAA) cette saison, il cassait tout. Ses succès, jusqu’à présent, se sont transposés dans le baseball majeur et le fait qu’il soit en mesure de jouer à plusieurs positions fait de lui un couteau suisse pour le gérant Don Mattingly.

Jamais Leblanc n’a abandonné. Bien entouré (il vient d’une bonne famille), il a travaillé fort, il s’est ajusté et il a continué de croire en lui. Et le résultat, c’est que l’attention médiatique sportive du Québec est autour de cette belle histoire-là depuis quelques jours.

Je ne sais pas combien de matchs le joueur d’avant-champ arrivera à jouer cette saison à Miami, mais pour le reste de sa vie, il pourra dire qu’il est un gars du baseball majeur.

En rafale

– En parlant de baseball : c’est la date limite des transactions et les Padres sont les grands gagnants.

– Il y a de l’amour dans l’air.

– Encore?

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