L’Europe peut-elle créer une autre surprise ? | Crosby vs Ovechkin : le duel sur toutes les lèvres | En rafale

Bon matin à tous ! Au début de la Coupe du Monde de hockey, j’avais la ferme idée que l’Équipe Europe serait la pire du tournoi. Le fait de mélanger des joueurs de sept pays, qui ne me rentrait pas dans la tête, combiné à une ligne défensive vieillissante m’ont convaincu qu’ils ne feraient pas long feu à Toronto.

Toutefois, Ralph Krueger et sa troupe n’ont pas tardé à me faire ravaler mes paroles. Lors du match d’ouverture face aux États-Unis, le « Seven Nation Army » a causé une des plus grandes surprises internationales en défaisant les États-Unis, un blanchissage resplendissant de Jaroslav Halak. Leur victoire contre la République tchèque leur a ensuite donné une place en demi-finale ; un défi qui s’annonce de taille.

Si les États-Unis ont connu un mauvais tournoi en général, c’est tout le contraire pour la Suède. Les Suédois sont invaincus en temps réglementaire, ne perdant qu’une seule fois aux mains de l’Amérique du Nord, en ronde préliminaire.

L’Équipe Europe peut-elle poursuivre son parcours de rêve en finale ? La chose intéressante avec les tournois internationaux, c’est que tout peut arriver dans un match sans lendemain. Surtout qu’ils ont causé une surprise en matchs préparatoires, éclipsant la Suède par la marque de 6-2.

Pour gagner, l’Europe devra…

  1. Connaître un bon départ. Marquer le premier but. Tu ne peux pas te permettre de jouer du hockey de rattrapage contre la Suède. C’est très risqué, puisqu’ils ne voudront pour rien au monde perdre leur place en finale après avoir pris une avance de, disons, 2 buts. Donc je crois que l’issue de la rencontre passera beaucoup par le début de match ; c’est un facteur très important.
  2. Offrir une belle performance entre les deux poteaux. On a vu précédemment que Jaroslav Halak était capable de jouer sous pression. Contre une offensive comptant sur plusieurs vedettes, qui peuvent exploser à n’importe quel moment, c’est important de ne pas laisser passer de mauvais buts. Question de garder la confiance et les chances de gagner, évidemment.
  3. Ne pas changer de stratégie défensive. Gabriel Landeskog l’a dit : « Ils sont très structurés. Ils respectent leur système et ne tentent rien d’extraordinaire. C’est parfois ça, le plus dur : un groupe de défenseurs qui te force à tenter des jeux. Cette équipe n’a pas vraiment de faiblesses et a prouvé qu’elle peut battre n’importe qui. » Tenter des jeux peut parfois tourner mal pour l’équipe qui les tentent. Même si la ligne bleue est très vieille, elles ont des chances, avec ce système de jeu instauré.
  4. Trouver la clé à Henrik Lundqvist. Lors du upset de Team Europe en matchs préparatoires, le gardien suédois a été retiré du match, après avoir accordé 5 buts en 22 tirs. Battre un gardien de ce calibre s’impose comme restriction si l’Europe veut gagner.

Et oui, ça fait beaucoup de conditions. En résumé, est-ce impossible ? Non. Est-ce peu probable ? Oui.

Crosby ressort encore gagnant de son duel face à Ovechkin

Pour d’innombrables fois, le monde a créé un affrontement entre Crosby et Ovechkin, et ce dès leur arrivée dans la LNH. Les deux meilleurs joueurs au monde, pendant un certain temps. Mais ce duel est-il encore d’actualité ? Est-ce que quelqu’un doute encore de la dominance de Crosby face au Russe ? Autant lors des duels dans la LNH que dans des compétitions internationales, c’est extrêmement rare qu’Ovechkin ait le dessus.

Eh bien ce sujet, ce matin, est sur toutes les lèvres. Tu ne peux pas descendre dans ton fil d’actualité Twitter sans tomber sur un article portant là-dessus. Donc je me suis dit que j’allais apporter mon grain de sel.

Ceux qui me connaissent savent que Sidney Crosby est loin d’être mon joueur préféré. Mais cet homme est un winner. Il l’a toujours été. Deux Coupes Stanley, deux médailles d’or olympiques. C’est ce qui rend Crosby aussi spécial. Partout où il va, il gagne. Et je crois sincèrement qu’il doit être respecté pour ses accomplissements, peu importe si on le tient dans notre estime ou non.

Alex Ovechkin, malheureusement, n’a jamais été un gagnant. Les médailles d’or qu’il a, elles sont toutes en Championnat du monde. Pas qu’elles n’aient pas de valeur… mais on ne peut malheureusement pas comparer ça à une médaille olympique. Et de toute façon, question talent, les deux seules facettes dans lesquelles Ovechkin peut battre Crosby sont dans les tirs et au niveau robustesse. Dans tous les autres cas, Crosby domine.

Ovi avait l’occasion de briser cette réputation de choker, en séries, après une saison magistrale qui a valu aux Capitals un Trophée des Présidents.

Mais il ne l’a pas fait. Et je doute qu’il le fasse un jour.

En rafale

– Le lanceur des Marlins, Jose Fernandez, a été tué dans un accident de bateau. Mes sincères condoléances à sa famille.

– Une histoire touchante est d’ailleurs sortie ce matin.

– Il n’y a plus vraiment de questions à se poser : Carey Price est bel et bien le meilleur gardien au Monde. En deux semaines, il a fait oublier à tous la saison que Braden Holtby vient de connaître.

 

– Antoine Vermette avait été approché pour faire un retour avec les Sénateurs ; il a toutefois choisi les Ducks.

– Puis-je savoir pourquoi les Jets feraient un échange du genre ?

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