Les 12 plus importants espoirs du CH : positions #4 à 1

Après les espoirs #12 à 9 lundi et #8 à 5 hier, c’est aujourd’hui que se termine notre décompte des espoirs les plus importants du Tricolore. Qui sont les 4 espoirs les plus susceptibles de faire progresser le CH dans les prochaines années?

Quatre, trois, deux, un, c’est parti!

4) Charles Hudon, C, gaucher, 5’10, 177 lbs : On se surprend encore de voir à quel point la valeur d’Hudon semble grimper de mois en mois dans la tête des dirigeants du Canadien.

Son récent déplacement au poste de centre, une position encore faible et vulnérable dans la banque d’espoirs, est loin d’être une demotion pour Hudon. C’est même tout le contraire. C’est signe qu’on a un plan pour lui. C’est signe qu’on admire son sens du jeu, sa responsabilité sur la glace et qu’on veut aussi le protéger en le faisant travailler à l’intérieur de ses forces en possession de rondelle au centre plutôt que de l’envoyer à l’abattoir le long des rampes à l’aile.

Hudon a encore épaté tout le monde par ses habilités lors du dernier camp de développement en juillet et ça devrait se poursuivre au camp des recrues puis, qui sait, au gros camp…

Considérant qu’il est naturellement plus doué offensivement qu’au moins deux des trois premiers centres actuels du grand club et que son intelligence ainsi que son potentiel défensif s’approchent de ce que l’on pouvait voir chez Plekanec au même âge, on devra continuer de l’avoir à l’œil.

On pourrait donc être agréablement surpris du rôle que pourrait jouer Hudon avec le Canadien d’ici quelques années. Mais il n’y a pas de presse dans son cas, Plekanec, le plus vieux des trois, et celui qu’il semble destiné à remplacer, a encore deux années à son contrat…

On croit que Hudon a des chances d’être aussi bon que Plekanec un jour. Vraiment pas trop mal pour un autre modeste choix de 5e ronde…

Reste à voir s’il pourra être meilleur. Il faudra lui laisser le temps de prendre du coffre un peu et surtout de l’expérience. On oublie souvent que Plekanec avait joué trois belles saisons complètes avec Hamilton avant de finalement s’établir avec le Canadien à 23 ans…

Même si certains doutes persistent au sujet de son dos, le fait qu’on semble destiner Hudon à occuper un rôle aussi névralgique dans l’organisation justifie son classement élevé dans notre liste et nous force à le placer devant Andrighetto. Hudon peut aussi jouer à la pointe en avantage numérique. Et si on rajoute que la seule compétition qu’il a dans la banque d’espoir pour ce poste au centre vient du petit nouveau, Daniel Audette, on consolide encore davantage sa position.

Il est primordial pour le Canadien de bien développer Charles Hudon, car dénicher des bons joueurs de centre sur le marché représente une tâche colossale n’offrant aucune garantie de succès.

On ne peut assurer que Hudon fera significativement progresser le CH en remplacement éventuel d’un gars comme Plekanec. La barre est élevée et Hudon a jusqu’ici été sujet aux blessures dans le junior. Il y a un certain risque dans son cas. Mais ce n’est pas à tous les joueurs à qui l’on peut confier un rôle aussi instrumental au succès de l’équipe et tel semble bien être le plan du CH pour Hudon.

3) Jacob de La Rose, C,LW,RW, gaucher, 6’2, 190 lbs : Bien qu’un retour au centre ne soit pas à écarter, ça semble être à l’aile que la carrière de DLR risque de débuter dans l’organisation du Tricolore.

Est-ce un recul dans son cas, lui qui a surtout évolué comme pivot en Suède? Pas du tout. C’est seulement que le Canadien peut certainement encore user davantage de gros gabarits sur les ailes dans les prochaines années et que son jeu simple, sans fioriture, dans l’axe nord-sud, se traduit très bien dans cette nouvelle position sur une glace nord-américaine.

En projetant DLR, à 6’2, 210 lbs, comme un futur ailier de 3e,  voire de 2e trio, on semble assez confiant chez le Tricolore d’avoir trouvé un upgrade à long terme par rapport aux Travis Moen et René Bourque de ce monde. Lorsqu’il déploiera toutes grandes ses ailes, grâce à son coup de patin, sa robustesse et son sens du jeu, ce jeune homme sérieux devrait faire progresser le Canadien en tant que super « plombier de luxe ». Bob Gainey, le joueur, est un comparable qui revient dans la tête de plusieurs…

DLR est un espoir tout ce qu’il y a de plus sûr pour s’établir pour de bon dans la LNH dans un très proche avenir. En 2015-2016, gros max. C’est cette certitude et cette confiance que l’organisation semble avoir à son endroit qui nous oblige à placer DLR dans le top 3 de ce décompte. Et la limite de son potentiel demeure encore largement inconnue…

2) Nathan Beaulieu, D, gaucher, 6’2, 194 lbs : Beaulieu est un espoir très important pour bien des raisons. Son unicité repose essentiellement dans ceci : il est présentement le seul défenseur parmi les espoirs dont le potentiel offensif semble pouvoir se traduire assez aisément chez les professionnels et le seul qui peut légitiment aspirer à devenir un jour un défenseur #2 dans la LNH. Cela s’explique principalement par son coup de patin, son agilité, sa vision du jeu et son instinct bien au-delà de la moyenne.

Réglons ça tout de suite : Beaulieu ne sera jamais Markov, comme Kronvall ne sera jamais Lidstrom. Entre autres à cause des certaines carences en défensive. Mais en maintenant une bonne courbe de progression comme il semble le faire depuis son arrivée chez les pros, il pourrait faire une bonne partie du travail de Markov, surtout en considérant qu’on lui demandera de remplacer un Markov de 37-38 ans et non pas celui de 28 ans.

C’est pour cela qu’on le place au second rang de notre liste des espoirs les plus importants du club : il aura à remplacer nul autre que le « Général » qui aura été le défenseur #1 ou #2 de la formation pendant plus de 12 ans. Le défi pour Beaulieu sera de gérer cette pression et de s’améliorer de jour en jour pour ainsi progressivement passer devant Emelin et cie.

Pour le moment il a connu des séries très encourageantes lorsqu’on a enfin décidé de l’utiliser. Il est comme par magie passé devant Bouillon et Murray…

On réalise encore plus toute l’importance que peut avoir dans une organisation un jeune défenseur talentueux comme Beaulieu quand on regarde à quel point les bons défenseurs coûtent chers. Ils sont rares et très recherchés sur le marché. Quand s’est rendu qu’on donne 5 750 000$ à des Niskanen de ce monde… Aussi bien les développer maison.

Beaulieu, qui a ajouté du muscle à sa charpente cet été, semble maintenant vouloir s’inspirer de plus en plus de l’éthique de travail de l’infatigable Subban et bien malin celui qui peut prédire où cela pourrait le conduire. Excellent passeur, Beaulieu est justement destiné à refiler la rondelle à Subban sur l’avantage numérique. Des saisons de 40 points tout en étant suffisamment fiable défensivement ne sont donc pas à exclure du portrait…

Ça augure bien pour Beaulieu et il sera intéressant de suivre sa progression cette saison. S’il continue sa progression, il pourrait s’immiscer dans le top 4 dès cette année.

1) Nikita Scherbak, AD, gaucher, 6’1, 175 lbs : Ici, c’est évident que le talent de Scherbak ainsi que les paroles élogieuses de Trevor Timmins à son endroit pèsent gros dans la balance. On a aussi considéré que n’eut été du fameux « facteur russe », Scherbak aurait probablement été repêché autour du 15e rang en juin dernier.

De l’avis de Timmins, Scherbak a le potentiel et les outils pour jouer sur les deux premiers trios et il n’a pas parlé d’un processus de cinq ans dans son cas. Il a plutôt comparé, avec raison, son style à celui de Galchenyuk. Je dirais, à première vue, que Galchenyuk a de meilleures mains et plus de créativité mais que Scherbak semble plus rapide. Pour le reste c’est étrangement très semblable. Presque à s’y méprendre.

Ailier droit tirant de la gauche, 6’1 et pesant déjà probablement au-delà des 175 lbs officielles avec du talent à revendre, le Russe est un espoir absolument unique au sein de l’organisation. L’arrivée à maturité d’un joueur de ce calibre dans une organisation n’a d’autre choix que de la faire progresser.

Il pourrait certainement être appelé à combler le rôle d’un gars comme P.A. Parenteau dont le contrat prendra fin à l’été 2016. Il pourrait aussi recaler Gallagher dans un rôle offensif plus modeste qui lui conviendrait un peu mieux. Scherbak pourrait s’établir comme le premier ailier droit du club pendant très longtemps.

Déjà incroyable à son année recrue à Saskatoon (78 pts en 65 matchs, 19 points de plus que son plus proche poursuivant) Scherbak devrait dominer outrageusement la WHL l’an prochain. Une saison de près de 100 points n’est pas à écarter.

Est-ce que ça sera sa dernière année junior? Le prochain camp du Canadien auquel participera Scherbak nous donnera d’excellentes indications quant au temps dont il aura besoin pour atteindre la LNH.

Il y en a même qui le voit déjà sérieusement challenger Andrighetto, Sekac et De La Rose pour le fameux poste d’ailier droit du 3e trio dès cette année.

Bien qu’il pourrait causer une belle surprise, et qui sait, mériter un essai de neuf matchs, ne retenez pas trop votre souffle pour cette saison. Mais dès l’an prochain sa candidature sera très sérieuse pour un poste à Montréal.

Au bout du compte, entre Scherback et Beaulieu, c’est Scherbak – par un poil – qui semble être le plus susceptible de faire passer le CH à un autre niveau.  Avec sa combinaison d’habilités hors du commun, son gabarit avantageux et le rôle offensif de premier plan qu’on entrevoit pour lui, on lui donne la pôle position de notre décompte.

À suivre…

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