La renaissance, vers les séries ou l’instant d’une soirée?

La cote mise-o-jeu était probablement très élevée mercredi dernier pour une victoire de l’Impact de Montréal.

La «meilleure équipe de l’histoire de la MLS» , même amputée de ses meilleurs éléments, était pratiquement imbattable, et de surcroît à domicile. Même en sachant que l’Impact a le don de nous surprendre, qu’il est à son meilleur lorsqu’il a le dos au mur, il était difficile d’imaginer Montréal sortir de la capitale ontarienne avec 3 points. De les voir marquer 5 buts? Impensable.

Normalement, un clasico Montréal/Toronto attire toute l’attention foot canadienne et même américaine. L’effondrement de l’Impact a domicile face au Minnesota, le véritable rouleau compresseur qu’est Toronto et le fait que les séries semblaient hors de portée pour les Montréalais avaient cette fois enlevé toute la saveur, toute l’excitation. Jusqu’au début des 90 minutes…

https://twitter.com/MLSUKShow/status/910899509210775552

Certains diront que c’est l’absence de Giovinco, Altidore et Vazquez qui auront ouvert la porte à l’Impact, d’autres que c’est simplement Toronto qui a «donné» des buts et des occasions à l’Impact. Et ils auront raison. Mais il ne faut pas oublier que les Montréalais s’était creusé un profond trou dont personne ne les voyait sortir, surtout pas au BMO Field. Aussi, Toronto venait tout juste de détruire le Galaxy 4-0 à Los Angeles, sans Giovinco ni Altidore.

La fameuse discussion à livres ouverts dans le vestiaire de dimanche dernier, où Nick De Santis aurait brassé les joueurs et où Nacho Piatti aurait défendu ses coéquipiers, est peut-être au final l’électrochoc dont l’Impact avait besoin pour retrouver ses repères.

Trop peu, trop tard? C’est malheureusement bien possible. Il ne reste plus que 5 matchs à l’Impact, dont 3 sur la route avec des arrêts à Atlanta, Colorado puis encore à Toronto. Pour espérer retrouver la voie vers les séries, Montréal doit espérer un effondrement de Colombus ou de New York. Lequel est le plus facile à rattraper? Difficile à dire. Colombus a plus de points, mais plus de matchs joués, mais New-York pourrait subir les contrecoups émotifs de sa défaite en finale de la US Open Cup et échapper quelques points d’ici la fin de la saison. Ce qui est certain, c’est que l’Impact ne peut se qualifier seul, même si sa renaissance se confirme. Il aura besoin d’un coup de main en Ohio ou au New Jersey.

En attendant, Mauro Biello a démontré qu’il avait des couilles de béton, lui, en revenant au 5-3-2 après l’échec total en Nouvelle-Angleterre et malgré les doléances de plusieurs qui ne voient pas un bon fit entre ce schéma et les joueurs de l’Impact (lire ici Lovitz et Camara…). Il s’est fié à son instinct, et ça s’est avéré payant. Même la décision de laisser de côté Patrice Bernier au profit de Marco Donadel a rapporté, et de superbe façon.

Au final, l’Impact a démontré cette passion, cette envie qui était complètement absente dans les dernières semaines. Est-ce seulement les Torontois qui sont en mesure d’activer cette passion? Il faut espérer que non, car les Montréalais en auront amplement besoin s’ils veulent survivre encore quelque temps.

Il faut s’attendre à ce que Toronto attende Montréal de pied ferme (et avec ses gros canons) lors de leur prochain duel, et la visite au Atlanta United demain sera tout sauf simple.

Victoire tout sauf attendue de l’Impact à Toronto. En route pour les séries, ou pas?

Si Toronto pouvait battre de multiples records de points cette saison, la meilleure équipe de la ligue actuellement est clairement Atlanta United. Leur machine offensive est extrêmement bien huilée et n’a pratiquement pas changé depuis le début de la saison. Almiron et Martinez sont dominants, voire même épeurante pour une défense. Leurs problèmes défensifs du début de saison semblent être moins présents récemment, et l’Impact devra s’assurer d’être opportuniste pour espérer quitter la Georgie avec un ou quelques points.

L’Impact, toutefois, ne semble jamais au bout des surprises. S’incliner à domicile face à la pire équipe de la ligue avant de vaincre la meilleure sur la route, vous m’auriez traité de fou si j’avais prédit cela en début de semaine. Rendu là, pourquoi ne pas infliger au Atlanta United sa première défaite à son nouveau domicile?

Il faut s’attendre à revoir le 5-3-2 avec probablement les mêmes éléments, outre Duvall qui devrait prendre la place de Camara et Bernier possiblement celle de Donadel. Biello n’aime pas changer une formule gagnante, et il n’y aura pas trop de 5 défenseurs pour arrêter la machine offensive d’Atlanta. N’oublions pas qu’ils ont marqué 7 fois face aux Revs il y a quelques jours, tout juste après que cette même équipe ait blanchi l’Impact…

https://twitter.com/MDFAmericas/status/908488683774468097

https://twitter.com/MLS/status/911611595519938560

PLUS DE NOUVELLES