«La jeune fille voulait se venger de moi» : l’histoire de Logan Mailloux rapportée par Éric Hoziel

Quand vient le temps de repêcher un joueur, il faut évidemment évaluer plusieurs aspects. Parmi ceux-ci : le talent, les besoins, la projection de ce que le joueur peut devenir, etc.

Mais il y a aussi l’aspect hors de la glace. T’sais, celui dont on n’a pas le droit de parler?

Si un joueur donné est une vilaine personne ou est un citoyen modèle, cela peut faire la différence quand vient le temps de classer deux joueurs différents en vue du repêchage.

Le cas Logan Mailloux en est une preuve. On se souvient tous de son histoire en 2021, ce qui l’avait poussé à demander publiquement à ne pas être repêché cette année-là.

Marc Bergevin avait cependant d’autres plans en tête et il l’a choisi 31e au total. On ne sait pas jusqu’à quel point tout ça l’a fait glisser au repêchage ou pas… mais ça a sûrement eu un impact pour plusieurs équipes.

Publiquement, Mailloux disait à l’époque avoir du travail à faire sur lui-même avant de pouvoir être repêché. Mais cette semaine, dans le plus récent épisode du podcast Processus, Éric Hoziel a apporté un éclairage différent.

Selon ce que celui qui a interprété Mac Templeton a rapporté, dans le privé avec les équipes, Mailloux n’avait pas exactement le même discours. En fait, il disait plutôt que «la jeune fille voulait se venger de lui» dans cette situation-là.

C’est donc un aspect qui aurait refroidi certaines équipes, toujours selon Hoziel.

Rappelons que Marc Bergevin a perdu son emploi quelques mois après avoir repêché l’Ontarien et que la nouvelle direction a mis du temps avant de signer l’espoir. Ça s’est fait en octobre 2022, après avoir jugé que le défenseur progressait comme être humain.

Et c’est ce qui nous amène à un point important : l’importance de la deuxième chance.

C’est une chose de faire des erreurs à l’adolescence et c’en est une autre de ne pas apprendre de celles-ci lors des années suivante. Il y a une grande différence entre les deux cas.

Ce ne sont pas toutes les équipes qui sont prêtes à donner des deuxièmes chances à des jeunes. Et cette mentalité-là sera fascinante dans le dossier de Trevor Connelly, qui a lui aussi des choses à se faire pardonner.

Connelly, c’est un espoir hyper talentueux en vue du prochain repêchage. Cependant, il traîne la réputation d’un coéquipier exécrable et d’un jeune homme qui n’a pas les valeurs à la bonne place. The Athletic en a d’ailleurs brossé un portrait récemment.

Par le passé, l’Américain a avoué, toujours selon Éric Hoziel dans le podcast Processus, avoir publié une photo sur Snapchat d’un coéquipier qui était entouré de cubes placés en forme de croix gammée.

On lui reproche aussi d’avoir crié des insultes racistes à un adversaire, mais cela n’a pas été prouvé… tout comme plusieurs autres histoires.

Selon sa famille, il s’est pris en main depuis tout ça (elle ne dira pas le contraire)… mais la question ici, c’est de savoir comment un espoir qui a «un passé» et qui a des drapeaux rouges doit être jugé par les équipes.

Rappelons qu’il ne suffit que d’un club qui le veut pour le repêcher assez haut. Cependant, il est clair que cela le fait baisser sur la liste de plusieurs organisations de la LNH.

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