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Jeff Gorton l’admet : il a de la difficulté à apprendre le français

Mine de rien, ça fera bientôt deux ans que Jeff Gorton s’est amené à Montréal. En fait, le 28 novembre prochain, on célébrera les deux ans de l’ancien des Bruins et des Rangers à la barre de l’organisation montréalaise.

Théoriquement, c’est Kent Hughes qui est à la barre en tant que DG, mais on s’entend que le VP des opérations hockey n’est pas qu’un simple conseiller.

Sur la glace, on voit tranquillement les résultats de l’ère Gorton (et Hughes) : la reconstruction avance bien, les jeunes commencent à prendre du galon à Montréal et le club s’est modernisé, notamment au niveau des statistiques avancées et de l’infirmerie.

Mais en dehors de la glace, il y a encore des partisans qui attendent le jour où il s’adressera à eux en français, l’une de ses promesses en début de mandat. Mis à part quelques mots à gauche et à droite, ce n’est pas encore arrivé.

Or, lors d’un entretien avec Marc de Foy (Journal de Montréal), Gorton s’est un peu ouvert sur son apprentissage de la langue de Molière et il l’admet : ce n’est pas facile d’apprendre le français.

Gorton, qui suit des cours hebdomadaires avec une professeure, affirme être de plus en plus capable de comprendre le français écrit et le français parlé (quand ça se fait très lentement), mais quand il doit suivre une conversation où le rythme est soutenu ou qu’il doit construire des phrases, ça se complique.

La raison? Il a de la difficulté à « penser en français ». Et ça fait en sorte qu’un peu malgré lui, ça peut sortir « tout croche ».

Ceci dit, on peut quand même saluer son effort de continuer ses cours et d’essayer de s’améliorer pour devenir fluide. Il a encore du travail à faire, mais on sent encore sa volonté d’être capable de parler aux partisans montréalais en français un jour.

Je me demande, d’ailleurs : s’il finit par devenir fluide en français un jour, est-ce qu’on le verra s’adresser aux médias sur une base plus régulière? Pas que la barrière de la langue est un obstacle pour plusieurs membres de l’organisation qui parlent uniquement en anglais, mais regardez Logan Mailloux : le fait de le voir parler français lui permet d’avoir une belle tribune dans les médias.

Mais bref, on peut saluer les efforts de Gorton, qui continue visiblement de trimer dur pour apprendre le français. C’est encourageant de le voir progresser, même s’il est encore loin d’être un francophone dans l’âme.

Et le jour où il le deviendra, sa cote de popularité à Montréal n’en sera que plus grande.

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