Jake Allen a voulu rester à Montréal pour aider les jeunes (dont Cayden Primeau) à grandir

Depuis quelques semaines, le cas de Jake Allen était particulièrement intéressant chez le Canadien. Alors que le gardien était sur le point d’entamer sa dernière année de contrat avec le CH, il y avait deux scénarios possibles : l’échanger tandis qu’il a encore une bonne valeur ou prolonger son contrat pour le garder en ville.

Et ce matin, on a eu la réponse à la question, alors qu’Allen a signé un nouveau contrat de deux ans qui le gardera en ville jusqu’à la fin de la saison 2024-25.

Pendant une bonne partie de la saison morte, je faisais partie de ceux qui croyaient que sa meilleure valeur était à l’extérieur de Montréal. Certes, il aurait fallu ajouter un autre gardien pour aider Samuel Montembeault devant le filet, mais étant donné qu’Allen représentait un excellent rapport qualité/prix, je me disais que de l’échanger était probablement la meilleure idée.

Ceci dit, quand on regarde le contrat qu’il a signé aujourd’hui, on parle encore une fois d’un contrat qui n’est pas trop dispendieux et qui fait en sorte que le CH n’aura pas à se casser la tête devant le filet. Et surtout, il n’aura pas à précipiter un jeune gardien dans la LNH, ce qui est un autre avantage.

Dans les faits, Allen touchera en moyenne 3,525 M$ par année lors des trois prochaines saisons (il touchera plus lors des campagnes suivant la présente), ce qui est inférieur au salaire moyen dans le circuit Bettman lors de ces trois campagnes. C’est un bon contrat pour le CH, si vous voulez mon avis.

Mais clairement, si Allen l’a signé, c’est parce qu’il y a trouvé son compte lui aussi. Il aurait possiblement pu obtenir plus sur le marché de l’autonomie ou s’entendre avec une équipe qui ne sera pas en reconstruction à court terme, mais il a tout de même décidé de rester en ville.

Pourquoi? La raison est simple : il veut faire partie du processus et aider les jeunes à gagner.

Allen est bien conscient que ce n’est pas demain la veille que le CH sera de retour en finale. Or, un peu comme Chris Wideman, il veut faire partie de ce groupe de vétérans qui va aider les jeunes à atteindre leur plein potentiel et à ramener le club parmi les aspirants d’ici quelques années.

Et quand on pense à ces jeunes-là, on ne peut s’empêcher de penser à Cayden Primeau, le plus bel espoir de l’équipe devant le filet. Allen affirme avoir une bonne relation avec le jeune homme et il veut tout faire en son possible pour l’aider à atteindre son plein potentiel.

On a souvent parlé d’Allen comme d’un vrai professionnel qui a toujours conservé une bonne attitude malgré les défaites et les blessures la saison dernière. Visiblement, c’est un peu pour cette raison que le CH a voulu le garder : il est un modèle pour les jeunes et l’organisation veut que les jeunes espoirs devant le filet s’inspirent d’un gars comme Allen, qui prend sa carrière très au sérieux.

Martin St-Louis, lui, y est allé d’une belle analogie pour parler du vétéran en affirmant qu’Allen est « prêt à planter des arbres tout en étant conscient qu’il ne verra peut-être jamais l’ombre ». Après tout, qui sait si le CH sera compétitif dans trois ans, soit la dernière année de son nouveau pacte?

Mais pourtant, ça n’a pas empêché Allen de préférer rester en ville et de jouer ce rôle de mentor, lui qui aimerait laisser ce legs à une organisation. Il veut qu’on se souvienne de lui comme de quelqu’un qui a jeté les bases de cette reconstruction et qui a aidé ce groupe à redevenir une équipe de premier plan dans la LNH.

Et en plus, le fait d’être à Montréal fait en sorte qu’il n’est pas loin de son Nouveau-Brunswick natal, un autre avantage à ses yeux.

Bref, on sent qu’Allen se plaît à Montréal (là où il a joué son hockey junior, rappelons-le) et qu’il est au courant qu’il ne reverra peut-être jamais les séries durant son nouveau contrat. Ceci dit, il veut guider ceux qui le suivront pour les aider à aspirer aux grands honneurs un jour, et ce, qu’il y soit ou non. Et d’ici-là, sa meilleure chance d’être un gardien #1 dans la LNH, elle est probablement à Montréal.

Et avec une Coupe Stanley déjà en poche (il l’avait gagnée avec les Blues en 2019), il peut se permettre de prendre ce pari et d’aider les jeunes qu’il côtoiera dans les prochaines années à gagner, eux aussi.

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