Hier, Juraj Slafkovsky a appliqué exactement ce qu’Adam Nicholas lui a montré

Depuis quelques jours, le talk of the town est de savoir si Juraj Slafkovsky doit demeurer avec le Canadien pendant les fêtes ou s’il doit aller faire du tourisme dans les Maritimes en marge du Championnat mondial junior.

Je dis débat parce que certaines personnes veulent le voir dominer au niveau inférieur, mais dans les faits, le CH n’a jamais laissé insinuer qu’il allait défendre les couleurs de la Slovaquie cet hiver.

La porte n’est pas fermée à 100 %, mais…

Et hier, Juraj Slafkovsky a joué comme un gars qui ne veut absolument rien savoir de retourner en bas puisqu’il a démontré qu’il appartient bel et bien à la LNH quand il joue de la sorte.

Dans les faits, les lacunes de Slaf se travaillent en haut. Même s’il devait aller au CMJ, il ne pourrait pas s’habituer à la vitesse de la LNH contre un calibre inférieur. C’est tout simplement impossible.

Mais ce qui est bien, c’est qu’il a appliqué ce qu’il devait appliquer, soit ce qu’il a travaillé avec Adam Nicholas.

Comme l’a rappelé la gang de Habs Eyes On The Prize, il y a quelques jours à peine, Adam Nicholas a travaillé avec Slaf afin de lui apprendre à garder la tête haute dans les coins de la bande.

Et hier, dans le seul but du Canadien marqué à égalité numérique, ça a fonctionné. Il a réussi à garder la tête haute et à sortir du coin pour alimenter judicieusement Josh Anderson.

Sans ce but-là, le Canadien ne crée pas l’égalité, il ne se rend pas en prolongation et il ne gagne pas ce match-là en tirs de barrageMoi, je donne une passe à Nicholas sur celle-là.

On va se le dire : le but était magnifique. Slaf a été bousculé, mais il est resté debout et il a bien protégé la rondelle. Il a passé la rondelle à son ami Anderson, qui a « payé le prix » dans la zone payante.

Cela a ramené les deux équipes à la case départ.

J’adore Nick Suzuki et Cole Caufield, mais ce but-là, c’était un but de grands garçons qui démontre qu’il faut entourer les deux meilleurs attaquants du Canadien avec de gros gabarits.

Mais ce n’est pas le seul beau jeu de Slaf durant le match. Tout au long de la partie, on l’a senti assez impliqué et il avait vraiment l’air à l’aise aux côtés d’un gars comme Josh Anderson.

Hier, il a tiré trois fois. Il ne lui reste plus, comme lui dit sa mère, qu’à apprendre à faire plus confiance à son tir pour en faire profiter le Canadien. C’est son prochain défi, ça.

Il est important d’écouter sa mère.

Mais Slaf et Anderson, qui ont joué avec Jake Evans, ne sont pas les seuls à avoir bien fait au cours de ce match. Qu’est-ce que je retiens de ce deuxième duel (où tout n’a pas été positif) en quelques semaines contre les Flames?

1. Joel Armia était partout sur la glace. Une fois de temps en temps, il sort des performances du genre et il nous démontre qu’il n’est pas un vilain joueur de hockey, au fond.

Il n’a pas marqué, me direz-vous? Une étape à la fois : il ne faudrait pas trop lui en demander…

2. Le Canadien a la chance de compter sur Nick Suzuki. Même s’il ne fait pas la différence chaque soir lors des matchs (personne ne domine pendant 82 matchs), il trouve toujours une manière de se faire remarquer.

Et hier, la façon qu’il a trouvé est de se transformer (encore) en Pavel Datsyuk en fusillade.

Il a dû composer, pour la première fois de l’année, sans Cole Caufield pour une bonne partie de la rencontre. Mais malgré tout, le trio qu’il a formé avec Kirby Dach et Mike Hoffman a eu ses chances.

Et c’est ce même Dach qui a donné la victoire au CH en tirs de barrage avec un tir d’une vélocité incroyable.

En avantage numérique (surtout lors du quatre minutes en prolongation à 4 c. 3), on voyait qu’il avait pris le contrôle. Il patinait où il voulait et les gars le cherchaient sur la glace. En l’absence de Caufield (qui va mieux), c’était lui, la cible.

Mais…

3. Mais le Canadien a été 0-en-7 hier avec un homme en plus. Il est 0-en-17 depuis quelques matchs et le fait de ne pas avoir été en mesure de capitaliser sur la punition de quatre minutes de Tyler Toffoli est incroyable.

Tout le monde est à blâmer sur celle-là, et ce, même si c’était dynamique et agréable à regarder malgré l’absence de résultats.

4. Les deux gardiens ont été très bons hier, mais parlons de Jake Allen. Tranquillement, il retrouve ses repères et ses 34 arrêts hier confirment une chose : discrètement, il met ses déboires de novembre derrière lui.

En décembre, outre son match plus difficile à Edmonton (où il a été abandonné par les siens), il va très bien. Sa moyenne de 2.39 et son pourcentage d’efficacité de .929 sont excellents.

(Crédit: ESPN)

5. Si Allen a bien fait son travail, c’est parce qu’il a été adéquatement épaulé par sa défensive. Oui, il a reçu 35 tirs, mais les défenseurs ont fait du bon travail. Mention honorable à Jordan Harris, dont on parle peu derrière les batailles d’Arber Xhekaj ou les grosses séquences de Kaiden Guhle.

Les kids, qui ne font plus de rotation en raison des blessures, arrivent à faire le travail sans David Savard et Mike Matheson.

6. Je sais qu’il y a eu plusieurs punitions des deux côtés hier (ça a trébuché sur un moyen temps), mais donner six avantages numériques aux Flames, ce n’est pas… optimal.

Et eux, ils en ont profité une fois.

Prolongation

Le Canadien s’entraînera à 11h 30 ce matin. Ce sera une pratique optionnelle afin de commencer à se préparer pour le duel de demain, qui aura lieu à Ottawa.

Est-ce que Cole Caufield suivra ses coéquipiers à Ottawa? On espère que oui, mais on aura des nouvelles aujourd’hui.

Est-ce que des gars comme David Savard et Mike Matheson s’approchent d’un retour? Matheson est au jour le jour, mais j’ai le sentiment que ce sera plus long pour Savard.

Je ne m’attends pas à voir Sean Monahan et Brendan Gallagher à court terme, mais est-ce que Jonathan Drouin s’approche d’un retour? Et s’il y a trop de blessés, est-ce qu’on fera appel à Anthony Richard?

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