Gary Bettman confirme que le cap salarial sera fixe pour quelques années

La pandémie de COVID-19 a fait beaucoup de dommages dans le monde du sport professionnel, on le répète souvent. Les équipes ont été forcées de cesser leurs matchs pendant de longs mois et la ligue a perdu énormément de revenus durant cet arrêt, tout comme les propriétaires.

Avec tous ces facteurs, Gary Bettman n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer que le plafond salarial, qui était en augmentation constante depuis sa réinstauration en 2005-06, n’aurait pas de progression et qu’il resterait le même pour la prochaine saison.

Mais aujourd’hui, dans le cadre d’une entrevue à la station de radio TSN 1090, Bettman a avoué que le cap salarial n’augmenterait pas pour plusieurs saisons encore, tant et aussi longtemps que la ligue ne parvient pas à éponger les pertes.

Il explique toutefois qu’il espère rattraper le retard lorsque la situation sera revenue à la normale.

Il s’agit d’une grosse nouvelle pour plusieurs équipes, alors que plusieurs se basent sur le fait que le cap augmentera à chaque année pour offrir des contrats aux joueurs. Il y a fort à parier que les salaires accordés seront en diminution pour les campagnes à venir, et qu’avec les joueurs qui voudront négocier des salaires exorbitants, ça créera des flammèches.

Le Canadien est une de ces équipes qui auraient pu utiliser une hausse du cap salarial pour s’assurer de garder son noyau en place. Avec des noms comme Brendan Gallagher, Tomas Tatar et Phillip Danault qui verront leurs contrats arriver à échéance après la prochaine saison et qui voudront obtenir des augmentations, ça pourrait se compliquer.

En parlant de la prochaine saison, Bettman a répété qu’il espère toujours un départ le 1er décembre prochain, mais qu’il n’avait aucune idée de la forme que la saison prendra, ou même si des partisans seront admis dans les estrades.

Pour les intéressés, voici l’entrevue complète, durant laquelle on parle même de la saga du contrat de 12 ans signé par Roberto Luongo avec les Canucks :

Une mauvaise nouvelle pour les directeurs généraux, donc, qui devront travailler fort pour mettre de l’ordre dans leur équipe respective. Des joueurs autonomes comme Taylor Hall et Torey Krug souffriront aussi grandement d’une telle mesure, puisqu’ils n’auront pas l’argent qu’ils auraient normalement touché.

À suivre, donc.

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