Émile Poirier aimerait bien être rappelé par le Canadien cette saison, mais…

Kent Hughes a signé quelques joueurs depuis l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Surtout des joueurs dont les droits appartenaient déjà à l’organisation du Canadien (Rem Pitlick, Michael Pezzetta, Samuel Montembeault, Filip Mesar, Juraj Slafkovsky, Nate Schnarr, Joël Teasdale, Alex Belzile et Otto Leskinen) et/ou des joueurs qui passeront la plupart de la saison 2022-23 à Laval.

De ce deuxième groupe, on compte quelques nouveaux qui ont signé un contrat à deux volets avec le Canadien (Madison Bowey, Anthony Richard et Mitchell Stephens), mais aussi d’autres dont le contrat a directement été signé avec le Rocket (Kevin Poulin, Joe Vrbetic, Philippe Desrosiers, Alex Green, Gabriel Bourque et Émile Poirier).

Si on peut s’attendre à une saison difficile au Centre Bell, il y a matière à croire que la Place Bell offrira encore une fois du très bon hockey aux amateurs du Rocket en 2022-23.

Louis-André Larivière (TVA Sports) s’est entretenu avec Émile Poirier au cours des derniers jours et il est allé soutirer quelques bonnes informations de ce dernier.

1. Poirier, qui a joué pour trois équipes européennes au cours des deux dernières années, a lui-même ouvert la porte à l’organisation du Canadien afin de pouvoir jouer près des siens. Poirier a une jeune famille (conjointe et deux jumelles de deux ans). Le projet du Rocket de Laval est donc vraiment intéressant pour plusieurs joueurs n’ayant pas percé la LNH (encore ?). Surtout pour les joueurs québécois !

2. Poirier a suivi le Rocket en séries et il a souvent affronté J-F Houle dans le junior et dans la Ligue américaine. Il connaît plusieurs joueurs du Rocket.


3. Poirier est bien évidemment heureux de voir plusieurs Québécois jouer pour une équipe québécoise comme le Rocket.

4. Il a bien aimé son expérience dans la KHL, lui qui était basé en Lettonie, et non en Russie. Il ne voulait pas retourner dans la KHL avec sa jeune famille en 2022-23. Pas besoin de vous dire pourquoi !

5. Émile Poirier a admis il y a cinq ans avoir eu des problèmes de consommation d’alcool, quelques années après avoir été un choix de premier tour des Flames. Il a eu besoin de prendre un recul à ce moment-là et il est fier de l’avoir admis (et d’avoir passé à autre chose dans sa vie). Il sera toujours là pour aider quiconque ayant les mêmes difficultés que lui. Il affirme avoir été bien été épaulé à l’époque chez les Flames, ajoutant que de savoir que tu n’es pas seul dans ces moments-là, ça fait la différence.

6. Poirier se décrit comme un joueur complet/responsable qui apporte de l’énergie et qui termine ses mises en échec.

7. Poirier espère bien évidemment être appelé à faire le saut chez le Canadien en cours de saison. Il avait également confié une telle chose à Charles-André Marchand plus tôt cette semaine. Cependant, je tiens à rappeler que Poirier est sous contrat avec le Rocket et non le CH ; il devrait donc signer un contrat avec le Canadien et ne pas être réclamé au ballottage pour avoir la chance de porter les couleurs du CH (en-dehors du camp d’entraînement, bien sûr). Avec tous les attaquants sous contrat avec le Canadien, à un ou deux volets, ce serait très surprenant. Peut-être en 2023-24, avec un nouveau contrat en poche ?

Pour l’instant, il faut le voir comme étant une partie importante du Rocket, un peu comme Gabriel Bourque. Pour la suite, on verra.

Je vous invite à aller regarder l’entretien de Louis-André Larivière et Émile Poirier. Vous y verrez un bon gars qui semble en paix avec lui-même et qui débarquera vraisemblablement à Laval dans les meilleures dispositions mentales possibles. Cool !

En rafale

– Un autre joueur suisse à Nashville.

– À suivre cet après-midi.

– Une nouvelle équipe pour Michael Frolik.

– Les Alouettes doivent gagner. [JDM]

– Du dopage aux CrossFit Games.

– Dommage!

PLUS DE NOUVELLES