Carey Price est le seul joueur à avoir atteint la finale malgré un salaire moyen de 10 millions $ ou plus

Bien souvent, il semble que Carey Price ne soit pas apprécié à sa juste valeur à Montréal.  Aujourd’hui, ce point a été renforcé alors que le cerbère a été inclus dans une liste extrêmement sélecte.

Sur leurs réseaux sociaux, BarDown, une filiale de TSN, a publié une liste des dix joueurs les mieux payés de la LNH. À côté de ce classement, le nombre de finales de la Coupe Stanley atteintes avec ce cap hit est indiqué. Du lot, Carey Price est le seul à s’y être rendu!

D’ailleurs, les noms de Jack Eichel, Anze Kopitar et Sergei Bobrovsky auraient aussi pu être ajoutés puisqu’ils comptent pour 10 millions $ ou plus sur la masse salariale. Contrairement à Price, ils ne se sont jamais rendus en finale.

Oui, Chicago a remporté les grands honneurs avec Toews et Kane en 2010, 2013 et 2015, mais c’était avant que leur gros contrat ne débute.

Oui, Los Angeles a gagné la Coupe Stanley en 2012 et 2014, mais Doughty et Kopitar n’avaient pas encore de cap hit de 10 millions $ ou plus.

Après Price, le joueur à l’impact le plus élevé sur la masse salariale à se rendre en finale est Tyler Seguin (9,875 millions $), suivi des Russes Nikita Kucherov, Evgeni Malkin, Alexander Ovechkin et Andrei Vasilevskiy (9.5 millions $ chaque).

Alors, outre l’épopée du Canadien en 2021, y a-t-il une corrélation négative entre les salaires élevés et les succès en séries? Il semble que oui… et non.

Évidemment, avoir des joueurs chèrement payés réduit les chances de mettre la main sur d’autres joueurs de qualité. Les Maple Leafs en sont presque une caricature. Quand tu as trois joueurs empochant plus de 10 millions $, ça devient très difficile d’avoir de la profondeur.

Mais en même temps, il faut aussi prendre en considération l’impact sur la masse salariale en matière de proportionnalité.

Voici un exemple:

Lorsque les Penguins ont remporté la Coupe Stanley en 2009, le plafond était de 56,7 millions $. Cette année-là, Sidney Crosby avait un cap hit de 8.7 millions $, ce qui veut dire qu’il comptait pour 15,34 % de ce que Pittsburgh pouvait dépenser.

L’an dernier, les équipes de la LNH pouvaient dépenser jusqu’à 81.5 millions $. McDavid, lui, comptait pour 12,5 millions $ (le plus élevé de la ligue), ce qui veut dire qu’il représentait 15,39 % de la masse.

Évidemment, les Penguins avaient la chance de compter sur des joueurs comme Malkin et Kris Letang, qui étaient encore sur leur contrat de recrue quand ils ont gagné le premier de leurs trois titres ensemble. Il reste toutefois que cet exercice prouve qu’il est possible de remporter la Coupe Stanley malgré un très gros salaire.

Il faut cependant investir ses sous au bon endroit et éviter de donner de mauvais contrats. 

Mais cet exemple montre à quel point l’exploit que Price a accompli en 2021 est exceptionnel.

À lui seul (ou presque), il a porté le Tricolore sur ses épaules et a fait rêver les partisans du club pour la première fois depuis bien longtemps.

En rafale

– On verra si Owen Beck se taille une place.

– Mauvaise nouvelle.

– Il y a quelques années, on m’aurait traité de fou, mais les Sénateurs et les Panthers sont désormais du « must see tv »!

– Autre défaite de l’Alliance.

– Intéressant.

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