Ça va de mal en pis pour la défense du Canadien

Le Canadien a subi un autre cuisant revers samedi soir contre les Capitals. Le problème n’est pas juste le fait de perdre, mais la façon aussi.

Le Tricolore a accordé huit buts aux Capitals et l’équipe a encore une fois encaissé un nombre de tirs bien trop grand (41).

Lorsqu’on observe certaines statistiques et qu’on regarde la façon dont l’équipe joue, on voit clairement une dégradation de la qualité du jeu défensif dans les dernières semaines.

Lors des 11 premiers matchs de Martin St-Louis à la barre de l’équipe, le Canadien encaissait en moyenne 3,00 buts par rencontre. Ce n’est évidemment pas de quoi se réjouir, mais en comparaison avec la suite, c’est nettement mieux.

En effet, depuis la date limite des transactions le Tricolore accorde 4,21 buts et 38,4 tirs par partie. En donnant autant d’opportunités de marquer à l’autre équipe, on ne peut pas vraiment blâmer les gardiens.

Soyons honnêtes, Montembeault n’est pas à blâmer. Ce n’est peut-être pas un gardien numéro un ou deux dans la LNH, mais même Price ferait à peine mieux.

La perte de Chiarot explique en partie ces problèmes défensifs. Savard et Romanov ne sont pas mauvais, mais ce n’est pas une première paire sur laquelle on peut dépendre, surtout contre des attaquants de grand talent. C’était très difficile pour eux d’affronter les gros cannons des Capitals.

On peut se réjouir que sous St-Louis, nous avons pu assister à l’éclosion offensive de certains joueurs comme Cole Caufield et Nick Suzuki. Par contre, cela s’est produit au détriment de leur jeu défensif. En effet, ce dernier pourrait connaitre une saison historique, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons.

Suzuki compte actuellement 57 points et un différentiel de -31.

Il ne reste que six matchs à la troupe de Martin St-Louis pour peaufiner son jeu défensif. Quelques apparitions de Price pourraient aider, mais cela ne règlera certainement pas le problème.

Il faudra probablement attendre à l’année prochaine afin qu’il y ait une amélioration. La saison morte permettra à l’entraineur-chef de bâtir un meilleur système de jeu et à l’état-major de rebâtir la brigade défensive.

Mais même là, il n’y a rien de garanti. Les jeunes défenseurs qui feront le saut à temps plein tels que Harris, Guhle et Barron nécessiteront une adaptation et produiront entre temps leur lot d’erreurs.

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