Billy Ryan : Kent Hughes et Jeff Gorton engagent un autre recruteur qu’ils connaissent bien

Nous en sommes désormais à la période de la saison morte de la LNH où tout est un brin plus calme. Bon nombre de joueurs autonomes ont signé un contrat pour 2022-23 (il ne reste que Nazem Kadri parmi les joueurs de premier plan qui n’ont pas encore signé un pacte) et bien des dirigeants prennent des vacances bien méritées.

Ceci dit, les organisations en sont encore au stade de compléter leur personnel hockey en vue de 2022-23. Et chez le CH, on ne fait pas exception, alors qu’en plus d’avoir engagé Stéphane Robidas comme entraîneur adjoint la semaine dernière, Arpon Basu et Marc-Antoine Godin (The Athletic) rapportent que Billy Ryan et Albie O’Connell ont été engagés à titre de recruteurs par le Tricolore et qu’ils géreront le dépistage amateur aux États-Unis.

Ce qui est intéressant, à mon sens, c’est surtout l’embauche de Billy Ryan. Un ancien des Panthers, Ryan est le principal artisan du repêchage 2020 des Panthers, année durant laquelle ils ont repêché Anton Lundell et Emil Heineman (désormais à Montréal) lors des deux premières rondes de l’encan.

Or, selon Basu et Godin, Ryan a mis beaucoup de pression sur les Panthers en 2016 pour essayer de les forcer à s’avancer au repêchage pour sélectionner Charlie McAvoy. En fin de compte, ça n’aura pas abouti, mais quand on regarde ce que McAvoy est devenu dans la LNH, on remarque qu’il avait vu juste.

Comme tous les recruteurs au monde, Ryan ne frappe pas pour 1,000. Par contre, bien des gens l’ayant côtoyé parlent de lui comme d’une tête de hockey qui n’a pas peur de proposer des idées assez agressives et qui a raison plus souvent qu’il a tort.

Et encore une fois, l’embauche de Ryan (tout comme celle d’Albie O’Connell dans une moindre mesure) démontre que Kent Hughes et Jeff Gorton n’ont pas peur d’aller piger dans leur garde rapprochée pour bien s’entourer.

Ryan est un gars établi dans la région de Boston, et par le fait même, il est proche de Hughes et de Gorton, mais également de Nick Bobrov. O’Connell, lui, est l’ancien entraîneur de Boston UniversityClairement, le pipeline entre le CH et Boston est bel et bien réel.

Je fais partie de ceux qui ne voient pas ceci comme une mauvaise chose. Après tout, si Hughes et Gorton jugent que s’entourer de têtes de hockey qu’ils tiennent en haute estime est la meilleure façon d’avancer, aussi bien aller les chercher.

Ceci dit, parlant de têtes de hockey qu’ils connaissent, je commence à me demander si tout ça ferme la porte à une potentielle arrivée de Daniel Doré à Montréal.

Ça fait des mois que Doré est lié au CH en raison de son lien de confiance avec Jeff Gorton. Il est l’un de ses acolytes depuis des années et clairement, il y a un lien de confiance assez fort entre les deux hommes.

Certains parlaient même d’une question de « quand » plutôt que de « si » quant à l’arrivée éventuelle de Doré à Montréal.

Or, Basu et Godin notent dans leur texte qu’avec les deux récentes embauches, le personnel de recrutement amateur du CH en vue de 2022-23 serait complet en termes de postes à temps plein. Stéphane Leroux a d’ailleurs révélé que les deux recruteurs de la LHJMQ du CH viennent de signer des prolongations de contrat.

Or, Doré travaillait dans le département du recrutement amateur dans les années passées. Il pourrait occuper un rôle à temps partiel dans le département du CH, mais il pourrait également faire le saut vers le recrutement professionnel dans un poste à temps plein.

Bref, on verra s’il finira par rejoindre le CH éventuellement, mais dans tous les cas, le département de recrutement amateur semble être un dossier réglé chez le Canadien. Et en cette période de reconstruction, c’est possiblement le département le plus important à l’heure actuelle…

En rafale

– John Klingberg revient sur la signature de son contrat d’un an avec les Ducks.

– Effectivement.

– À quoi ressemble la banque d’espoirs des Stars?

– On peut oublier ceci.

– Seront-ils pénalisés?

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