Avec son nouveau contrat, Nick Suzuki sera désormais le leader du CH à l’attaque

C’est évidemment LA grosse nouvelle de la journée : Nick Suzuki est à Montréal pour y rester. Le jeune centre du Canadien a signé une prolongation de contrat de huit ans qui le gardera en ville jusqu’à la fin de la saison 2029-30.

Et Suzuki est très heureux d’être dans la métropole.

Or, même s’il ne disputera qu’une troisième saison dans la LNH cette année, son nouveau contrat vient de modifier son statut dans l’équipe. Certes, il disputera la saison 2021-22 sur son contrat d’entrée, mais maintenant qu’il a fait sauter la banque et qu’on sait qu’il ne quittera pas Montréal de sitôt, il devra prendre de plus grosses responsabilités.

On savait qu’il allait devoir le faire sur la glace en raison des départs de Phillip Danault et de Jesperi Kotkaniemi, mais ça devra aussi se faire en dehors de la patinoire. Il devra devenir un leader pour cette équipe, et ce, même s’il n’a que 22 ans.

Toutefois, si on se fie au principal intéressé, il a hâte d’assumer un tel rôle :

Je pense que je veux prendre plus de responsabilités. De toute évidence, Phil avait eu beaucoup d’occasions de remporter des mises au jeu importantes, de tuer des pénalités… On s’est beaucoup fié sur lui pour cela. J’ai toujours fait ça dans le junior, donc je veux m’imposer de cette manière-là. – Nick Suzuki

J’aime beaucoup le parallèle que fait Marc-Antoine Godin dans le texte ci-haut en comparant la situation de Suzuki à celle de Jeff Petry. Les deux ne sont certainement pas au même stade de leur carrière, mais ils vivront quelque chose de similaire cette saison : ils devront sortir de l’ombre des gars qui ne sont plus là (Danault dans le cas de Suzuki, Shea Weber dans le cas de Petry).

Les deux ont déjà démontré qu’ils sont capables d’être des meneurs d’hommes dans le passé. On a vu Jeff Petry prendre les jeunes de l’équipe sous son aile dans les derniers mois, et la maturité de Suzuki a souvent été vantée par ses coéquipiers. Et comme le souligne Brendan Gallagher, ce n’est pas parce que le jeune centre est plus taciturne qu’il n’est pas capable de rejoindre ses coéquipiers, surtout les plus jeunes :

Ça prend un groupe, et peut-être que les gars plus âgés ne vont pas s’inspirer de Suzy, mais il y a des gars plus jeunes qui vont se sentir beaucoup plus à l’aise d’aller vers lui que vers un gars plus âgé comme moi. C’est naturel pour eux, et Suzy peut assumer la responsabilité d’aider quelques gars en cours de route. – Brendan Gallagher

On peut penser à un gars comme Cole Caufield, qui vivra sa première saison dans la LNH cette année. On a vu que les deux jeunes ont un lien assez spécial, et le fait que Suzuki ait désormais cette étiquette de leader pourrait aider le jeune franc-tireur.

Suzuki a encore des croûtes à manger, certes, et il ne sera fort probablement pas un leader sans faille dès cette année. Or, il a tous les atouts pour en devenir un, et avec son nouveau pacte en poche, il pourra officiellement en devenir un pour le Canadien de Montréal, et ce, pour plusieurs années.

Il ne lui reste qu’à passer de la parole aux actes.

En rafale

– Des nouvelles de l’ancien entraîneur-chef du Rocket.

– Claude Giroux ne signera pas de nouveau contrat avant la fin de la saison.

– À surveiller.

– De l’intérêt pour Vitali Kravtsov.

– Pas le scénario espéré par les partisans des Penguins…

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