Andrei Kostitsyn faisait peur à certaines équipes avant d’être repêché par le CH

Le Canadien avait le 10e choix au total en 2003, alors que le repêchage s’annonçait comme étant l’un des meilleurs de l’histoire de la LNH. Trevor Timmins a opté pour Andrei Kostitsyn, même si ce dernier souffrait d’épilepsie, qu’il était Russe (rien de raciste ici, les Russes – et les Biélorusses – font peur aux dirigeants de la LNH depuis le début des annees 2000 en raison de la possibilité de les voir jouer en Russie)… et qu’il avait déjà une réputation discutable.

Timmins, qui était arrivé dans l’organisation l’année précédente, est tombé sous le charme d’Andrei Kostitsyn. Surtout de son talent brut.

Il croyait tellement en Kostitsyn qu’il a levé le nez sur Jeff Carter, Dustin Brown, Brent Seabrook, Zach Parise, Ryan Getzlaf, Brent Burns, Corey Perry, Ryan Kesler, Mike Richards et Brian Boyle. Tous ces joueurs-là sont sortis en première ronde, mais après AK46.

Patrice Bergeron et Shea Weber ont tous été choisis au deuxième tour, eux.

Est-ce que Timmins pouvait se douter que Kostitsyn allait être aussi inconstant et qu’il allait fréquenter de mauvaises personnes durant son parcours montréalais?

Il est impossible de prédire le futur d’un athlète lorsqu’on le voit à 17 – 18 ans, mais certaines cloches avaient été sonnées dans la tête d’Alain Chainey et des Ducks cet été-là.

« On avait beaucoup parlé d’Andrei Kostitsyn, un joueur très talentueux avec un tir foudroyant […] Mais son intensité de travail variait d’un match à l’autre. » – Alain Chainey, alors recruteur chez les Ducks

Mais là où les Ducks ont complètement déchanté cette année-là, c’est lorsqu’ils ont vu Kostitsyn le matin du repêchage marcher dans les rues de Nashville… avec une petite cigarette à la main.

« On avait peur de lui pour différentes raisons. Pas son talent. » – Chainey

Kostitsyn n’a pas été un flop total, mais il n’a certes pas atteint son plein potentiel. Et ce n’est fort probablement pas à cause de son talent. Son éthique de travail, son hygiène de vie, son inconstance au niveau de l’effort… c’est sûrement là que ça a fait défaut!

Parce qu’au final, le talent, ce n’est qu’une chose. Il y a beaucoup d’athlètes talentueux qui ne se rendent pas là où ils auraient dû.

Et il y a plusieurs joueurs moins talentueux qui par un sérieux irréprochable connaissent une longue carrière.

Seulement six joueurs repêchés en première ronde en 2003 ont disputé moins de rencontres (dans la LNH) que Andrei Kostitsyn.

À noter que Chainey a aussi noté qu’au moins la moitié de tes récents choix de premiers tours doivent jouer dans ton équipe première, ou du moins faire partie de l’organisation et se développer quelque part. Ce n’est pas le cas chez le Canadien…

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