Verra-t-on bientôt une femme derrière le banc dans la LNH?

Cet après-midi sur Twitter, le journaliste Chris Johnston de TSN a posé une question intéressante: Pourquoi n’avons-nous pas encore vu une femme derrière le banc d’une équipe de la LNH en tant qu’entraineure?

Il a ensuite ajouté qu’il pense que d’ici quelques années, il y en aura certainement et que les équipes devraient donc tenter d’en embaucher dès maintenant.

Dans les derniers mois, plusieurs femmes ont été nommées à des postes importants dans les opérations hockey. On pense notamment à Émilie Castonguay et Cammi Granato, qui ont été nommées directrices générales adjointes chez les Canucks de Vancouver.

Cette semaine, les Penguins de Pittsburgh ont annoncé qu’Amanda Kessel (joueuse sur l’équipe nationale américaine et sœur de Phil) intègrerait leur programme de gestion. Celui-ci a pour but de donner des opportunités d’apprendre les différents rôles de gestion dans le sport à des athlètes féminines ou faisant partie de minorités visibles.

Bref, on voit de plus en plus de femmes dans des postes administratifs, mais pas dans les groupes d’entraineurs. Il y a eu quelques exemples dans l’ombre, comme Dawn Braid, qui a brièvement été la coach du patinage chez les Coyotes.

Mais jamais une femme n’a été entraineure derrière le banc d’une formation de la LNH, même pas comme assistante.

Pourtant, les exemples sont nombreux dans les autres sports.

Depuis 2001-2002, 15 femmes ont été entraineures-adjointes dans la NBA.

Lors de la saison 2021, 12 femmes étaient présentes sur des coaching staff dans la NFL.

On ne parle évidemment pas d’entraineures-cheffes dans ces exemples, mais il faut y aller une étape à la fois. Il est important de souligner ce que ces ligues ont accompli alors qu’elles sont déjà bien plus avancées que la LNH dans ce domaine.

Existe-t-il des femmes qui ont les qualifications requises pour être nommées assistantes dans la LNH?

Absolument. Partout à travers la NCAA, le U Sports, la PHF (anciennement NWHL) et les équipes nationales, il en existe de nombreuses. Plusieurs d’elles ont tout ce qu’il faut pour faire partie à temps plein d’une équipe d’entraineurs dans la LNH.

En leur donnant une opportunité, elles continueront à apprendre et à gagner encore plus d’expérience.

Voici donc quelques exemples parmi tant d’autres de gens au CV bien garni.

Rapidement, on peut penser à celles qui occupent actuellement un rôle d’entraineure-cheffe dans la Premier Hockey Federation (PHF), la première ligue féminine professionnelle à payer ses joueurs.

En effet, Ronda Curtin Enelhardt (Minnesota Whitecaps) et Rhea Coad (Buffalo Beauts) occupent déjà des postes très importants dans cette ligue.

Il y a aussi Kori Cheverie, assistante sur l’équipe nationale féminine canadienne et sur l’équipe masculine de l’Université Ryerson. En poste à cette école depuis 2016, elle a donc aussi de l’expérience dans le hockey masculin.

Sinon, il y a Hayley Whickenheiser, la légendaire joueuse qui est désormais Directrice du développement des joueurs chez les Maple Leafs.

Ce ne sont que quelques noms parmi tant de femmes aux qualifications similaires qui pourraient remplir le poste d’entraineure-adjointe dans la LNH.

Il faut simplement leur donner une opportunité.

Comme Johnston l’a dit, ce n’est qu’une question de temps.

Il faudra voir quelle organisation osera en premier!

En rafale

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