Un hockeyeur québécois parle de la « stupidité » du Bélarus

Marc-Andre Gragnani a passé sept ans dans la Ligue nationale/Ligue américaine (incluant un bref retour en 2015-16), lui qui s’est dirigé vers la KHL à la suite de la saison 2015-16. Au sein de la KHL, il s’aligne avec le Dynamo de Minsk et ses performances offensives rendent de fiers services à cette formation. Cela dit, outre son aisance sur la glace, le québécois de 33 ans a vécu une drôle de situation en ce qui a trait à la COVID-19.

Cette organisation est située au Bélarus et selon ce qu’a rapporté Gragnani, le Bélarus se foutait bien de la COVID-19 et le confinement de l’Europe. Le président de ce pays, Alexander Loukachenko, n’a aucunement été exemplaire, lui qui a marché dans un stade de soccer et qui a indiqué qu’un sauna et une vodka par jour étaient parfaits pour vaincre le virus. Bref, il n’a rien fermé. Il a carrément refusé de fermer les écoles et les restaurants, par exemple.

Ridicule, vous dites? Ce sont exactement les propos qu’a utilisés Gragnani afin de résumer cette situation idiote du côté du Bélarus :

«C’était complètement ridicule! C’était fou, tu ne sais pas trop ce qui se passe et tu parles à ta famille au Canada. J’ai de la famille en Italie aussi. Tu vois comment les autres pays réagissent et nous, on était dans un pays qui n’a absolument rien fait.» – Gragnani

Loukachenko, qui gouverne ce petit pays depuis 26 ans, se promenait, le sourire aux lèves, sans rien faire de concret pour se mobiliser contre la COVID-19. Il a laissé les choses aller et malgré une ordonnance émise par l’OMS le 21 avril dernier, il n’a toujours ordonné aucune restriction à son pays. Selon le Québécois, les choses se passaient normalement jusqu’au 21 avril et ensuite, ç’a commencé à changer puisque les gens s’informaient sur internet au sujet de cette pandémie, où le monde était confiné. On s’est mis à voir moins de gens dans les restaurants, dans les rues…

Bref, Gragnani est fraîchement rentré au pays, lui qui continuait à se diriger quotidiennement à l’aréna pendant que les autres pays avaient tout bloqué. Pourquoi avoir tardé à renter au Québec? Parce que les contrats des joueurs sont valides jusqu’en avril et si l’un quittait, il ne recevait pas ses dus. Quand même incroyable comme récit…

Pour connaître l’entièreté de ce chapitre, lisez l’excellent billet d’Alexandre Gascon à ce sujet.

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