Toujours blâmer le marché montréalais lorsqu’un joueur échoue est « faible »

Anthony Martineau a poursuivi son excellent travail de profondeur en publiant ce matin un deuxième article suite à son long entretien avec Maxime Comtois.

Après avoir jasé de Christian Dvorak avec Comtois (et d’en avoir fait un billet hier), le journaliste de TVA Sports a ensuite parlé de Kotkaniemi et de son séjour à Montréal. En gros, Maxime Comtois – qui n’a pas eu peur de commenter une situation qui n’est pas la sienne – a résumé sa pensée ainsi : le marché montréalais a assurément son rôle à jouer derrière le lent développement et le départ de KK.

Le jeune attaquant québécois fait bien évidemment référence à la pression du marché montréalais.

« Dans le cas de Kotkaniemi, les journalistes et les gens n’ont selon moi vraiment pas aidé. À Montréal, une erreur et c’est la fin du monde: on veut t’échanger ou te mettre dans les estrades. Honnêtement, je ne sais pas comment il s’est senti en débutant sa carrière là-bas. C’est beaucoup de pression. » – Comtois au sujet de Kotkaniemi

Comtois a aussi confié à Martineau que Kotkaniemi avait été repêché trop haut et que ça n’avait pas aidé à limiter les attentes à Montréal. Les gens en voulaient beaucoup de Kotkaniemi… et lui, il était très jeune et il ne savait pas nécessairement comment dealer avec cette pression.

C’est ici que je m’arrête deux secondes.

Je veux bien croire qu’il y a plus de pression à Montréal qu’à Anaheim, par exemple…

Et je veux bien avouer que Comtois a connu beaucoup de pression lorsqu’il a porté les couleurs d’Équipe Canada Junior

Mais plusieurs jeunes joueurs qualité sont parvenus à performer malgré cette pression-là. Est-ce seulement une question de pression dans le cas de Kotkaniemi? Je ne pense pas.

De plus, si Marc Bergevin a décidé de le faire jouer dans la LNH dès l’âge de 18 ans, ce n’est quand même pas la faute des partisans ou des médias!

Ça me fait penser à Jonathan Drouin…

Sans entrer dans les détails, les raisons de l’absence de Drouin ne sont pas la pression du marché montréalais et les médias, peu importe ce que les gens veulent bien raconter. Jonathan Drouin avait à la base de tous ses problèmes de l’an dernier l’impression de décevoir la terre entière, en commençant par lui-même, ses coéquipiers, ses entraîneurs, les gens qui ont cru en lui au fil des années, etc. Bien sûr, il avait l’impression de décevoir des partisans et des médias, mais ce n’était pas ça, le cœur de l’histoire.

SVP, qu’on ne tente pas de faire passer l’échec Kotkaniemi sur le dos des médias et des partisans. Il y a deux responsables : le kid et le Canadien. Dans quelles proportions? Je vous laisse juger… mais cessons de toujours blâmer le marché montréalais.

Et qu’on fasse attention en disant que le Canadien aurait dû être plus patient avant de donner une réelle chance à Kotkaniemi. On a été dix ans à dire que le Canadien ne donnait jamais de réelle chance à ses jeunes joueurs et là, on aurait aimé que Kotkaniemi n’ait pas sa chance à 18 ans, après un camp d’enfer? Cole Caufield est en train de la saisir sa chance, lui, et il n’a que 20 ans. Vous voudriez qu’on le laisse un peu à Laval encore? Vous auriez aimé qu’il reste à l’Université du Wisconsin pour encore une autre année au moins?

Kotkaniemi a été repêché trop tôt et ça, ce n’est pas la faute de personne d’autre que Marc Bergevin et Trevor Timmins. Le reste n’est que le résultat de cette sélection hâtive.

Je vous invite à lire l’article d’Anthony Martineau au complet. Il en vaut la peine.

En rafale

– Quel est ton plein potentiel Oliver?

– Puisqu’il est question de Kotkaniemi et de patience (et d’impatience)…

Cute!

Ouch!

– Un autre retour pour Holyfield, bientôt 59 ans?

– Longue et dure défaite pour Bianca Andreescu.

PLUS DE NOUVELLES