Top 15 des espoirs du CH : départs, gradués et mentions honorables
Crédit: Capture d'écran/Twitter

Nous voilà déjà en plein cœur des « jours de chien de l'été » comme disent les anglais…

C'est un moment de l'année généralement assez tranquille du côté des informations hockey. Mais pour nous, comme le veut la tradition, ça coïncide surtout avec notre  classement des « 15 espoirs les plus importants » du CH »!

Commençons doucement aujourd'hui avec les départs, les gradués et les mentions honorables.

Joshua Roy, AG
Le « Beauceron bionique » avait très bien fait à ses débuts professionnels dans l'organisation du Canadien. Après avoir été classé 7e lors de notre décompte estival en 2023, il s'était même retrouvé au 5e rang quelques semaines plus tard lors de révision post-camp. Mais, pour des raisons mystérieuses, la chaîne a débarqué pour lui à l'automne 2024 et c'est comme si son ascension s'était arrêté là dans le giron montréalais.

Un joueur difficile à saisir : un superbe sens du jeu qu'on a vu lors de son premier passage à Montréal, mais un patin ordinaire, puis un manque de rythme et d'implication qui le rendaient souvent invisible. On va maintenant lui souhaiter bonne chance dans l'organisation du Mammoth de l'Utah. Un nouveau départ pourrait lui faire du bien mentalement.

Luke Tuch, AG
Non, la présence de Luke Tuch à Laval n'aura pas servi à attirer son frère Alex à Montréal. Luke a plutôt été échangé en retour de Hunter McKown le 25 juin dernier!

Le bon Luke avait atteint le 12e rang de notre classement à l'été 2021 et on ne l'a plus jamais revu dans ces eaux-là par la suite. Son manque de sens du jeu et d'habiletés n'ont jamais pu être compensés. Ses admirateurs pourront maintenant suivre ses péripéties dans l'organisation des Blue Jackets de Columbus…

William Trudeau, DG
Le Varennois n'avait jamais réussi à percer le top-15 de notre classement malgré une assez bonne stabilité, polyvalence et fiabilité au niveau de la LAH. En plus d'un jeu de pieds ordinaire, Trudeau n'a jamais eu une qualité qui le démarquait assez des autres pour gravir les échelons de la hiérarchie défensive. Il a été échangé à l'organisation des Rangers en retour de Brett Berard…

Gradués

Oliver Kapanen, C/AD
Selon les standards de notre classement, Kapanen a relativement peu de matchs derrière la cravate dans la LNH pour se retrouver parmi les gradués. À preuve, après 200 parties, on n'avait toujours pas promu Juraj Slafkovsky l'été dernier!

Mais, la différence – on l'a vu – c'est que Slafkovsky était un an plus jeune et n'avait clairement pas encore atteint sa vitesse de croisière, ce qu'il a fait à compter de novembre avant de finalement graduer le printemps dernier.

Dans le cas du Finlandais, choix de fin de deuxième ronde par Trevor Timmins en 2021, 23 ans la semaine prochaine, on peut déjà douter qu'il remarquera un jour plus de 22 buts dans une saison de la LNH.

Disons que son pourcentage de réussite sur ses tirs pourra difficilement être répété et ses chances de rejouer pendant une longue période avec Demidov et Slafkovsky sont assez minces.

Dans l'ensemble, peut-être deviendra-t-il plus régulier, efficace, impliqué et utile ici et là, mais il ne changera pas de stratosphère, comme pouvait encore le faire Slafkovsky et comme peut sans doute le faire Demidov, qui demeurera dans ce classement cet été.

S'il demeure un attaquant pouvant contribuer une trentaine de points par saison comme ce fut le cas en 25-26, le Canadien, ou une autre équipe de la LNH, y trouvera son compte.

Kapanen, plutôt un habitué de nos mentions honorables au fil des ans, a surpris bien des gens la saison dernière, au point de se mériter une généreuse 8e position dans notre édition printanière de la fin mars…

Jakub Dobes, G
Voici un gradué d'un tout autre calibre et dont le degré d'importance pour l'organisation s'approche davantage de celui des meilleurs joueurs de l'équipe.

Suite à la promotion de Marco Marciano le 28 janvier dernier, Dobes s'est classé dans l'élite de la LNH à sa position, dominant même la fameuse statistique des « buts sauvés au-dessus des attentes » (saved expected goals) en séries. Sans doute un des meilleurs gardiens au monde pour couvrir le bas du filet et il s'est beaucoup amélioré au niveau de sa stabilité, ce qui l'aide à mieux couvrir le haut du filet.

Bien sûr, rien ne garantit que Dobes, 25 ans, connaîtra une carrière, aussi dominante que ce qu'il nous a montré entre la fin janvier et et la fin mai. Mais comme les dirigeants du CH qui viennent de lui consentir un contrat d'environ 16 M$ pour les saisons 27-28 à 29-30, on est assez confiant que le Tchèque va au moins demeurer un des 10-15 meilleurs gardiens de la LNH durant cette période.

Ça devrait laisser le temps à tout le monde de voir s'il méritera une autre entente avec l'organisation. Pour ce faire, Dobes devra demeurer devant un certain Jacob Fowler…

Si jamais Dobes s'emmêlait les pinceaux, avec le niveau d'excellence qu'il a déjà montré à toute la LNH à sa saison recrue, il y aura aussi toujours un club pour s'intéresser à ses services…

Dans un cas comme dans l'autre, le Canadien est en voiture dans les buts.

Mentions honorables

Brayden Klimpke, DG
Très bon dans un club ordinaire à Saskatoon l'an dernier, Klimpke a peut-être été le joueur qui a eu le plus la rondelle sur son bâton lors de confrontation du dernier camp de développement. Ultra mobile, Klimpke patine sans effort et voit très bien le jeu. Un « puck mover » dans le sens le plus pur du terme, sans toutefois être dans la catégorie élite. Il ne semble pas vraiment intéressé à lancer au filet, mais ça peut se travailler… Somme toute, un joli petit « dard » lancé en 4e ronde du dernier repêchage. Un joueur qui possède au moins une qualité exceptionnelle a toujours des chances de se frayer un chemin jusqu'à la LNH et c'est le cas pour Klimpke.

Luke Mittelstadt, DG
Le frère de Casey a somme toute connu un beau parcours à l'Université du Minnesota, enfilant quatre solides saisons oscillant entre 18 et 21 points, tout en présentant un différentiel cumulatif de +46. Pas trop mal pour celui qui a été choisi en 7e ronde en 2023, alors qu'il était déjà âgé de 20 ans… Après une entrée réussie en fin de saison et en séries à Laval, voici une jolie police d'assurance du côté gauche de la défensive. Un peu comme William Trudeau, Mittelstadt fait plein de bonnes choses sans exceller dans un aspect particulier, sauf peut-être sa lecture du jeu.

Bogdan Konyushkov, DD
À 23 ans, le bon Bogdan a continué sa progression dans la KHL l'an dernier, enregistrant 7 buts et 38 points avec le Torpedo. Malgré le contrat de deux ans qu'il vient de parapher avec le Canadien, c'est avec le Torpedo que le Russe évoluera encore la saison prochaine. Mais il pourrait se joindre au Tricolore ou au Rocket dès printemps 2027. Je suis loin d'être convaincu que le droitier Konyushkov parviendra un jour à s'établir dans la LNH. Mais un peu comme Mittelstadt du côté gauche, il pourrait offrir de bons services au club école le temps que ça durera.

Yevgeny Volokhin, G
Le gardien russe repêché en 5e ronde en 2023, vient de connaître toute une saison dans la VHL (genre de LAH russe) où il a présenté de ronflantes statistiques (MBA de 1.51 et % d'arrêt de .948). On commence déjà à avoir hâte de le voir en Amérique, ce qui devrait arriver au terme de la saison 28-29… Disons, que ça devrait lui laisser le temps de montrer de quoi il se chauffe dans la KHL. On le garde à l'œil.

Alexis Cournoyer, G
Voici un autre gardien qui soulève des espoirs et qui ajoute de la profondeur à la position. Le colosse de 6'4, 205 lbs a dominé à Cornell University l'an dernier et évoluera dans un programme beaucoup plus prestigieux au Wisconsin l'hiver prochain. On devrait le retrouver à Laval avant longtemps…

Arseny Radkov, G
Pour l'instant, on n'a d'autre choix que de classer Radkov derrière Cournoyer et Volokhin dans la hiérarchie des gardiens de l'organisation. Son parcours ne s'est pas déroulé comme souhaité dans la LHJMQ jusqu'ici, lui qui est passé de Blainville-Boisbriand à Saint John tout en présentant une fiche plutôt modeste la saison dernière.  Mais n'oublions pas que Radkov n'a pas encore 19 ans. Le Russe aura droit à un nouveau départ avec Val-d'Or, qui devrait présenter un club très compétitif dès l'automne.

Quentin Miller, G
Un autre gardien qui va changer d'adresse la saison prochaine, Miller a connu de beaux moments à l'Université de Denver l'an dernier, mais il a perdu son poste de # 1 aux mains du petit John Hicks qui a finalement mené son club aux grands honneurs lors du Frozen Four le printemps dernier. C'est donc à Western Michigan University que Miller, choix de 4e ronde en 2023, tentera de s'établir comme partant l'an prochain.

Conclusion
Comme on l'a vu, il n'y aucune grosse perte à signaler du côté des départs, même si Roy nous a jadis donné quelques espoirs.

Ensuite, on peut estimer que si un des quatre gardiens mentionnés atteint la LNH, ce sera une victoire pour le CH. Lorsqu'on regarde le parcours de Jakub Dobes, un choix 5e ronde en 2020, on ne peut pas dire que c'est impossible. Les cerbères constituent clairement une des grandes forces de l'organisation.

De leur côté, les défenseurs Klimpke, Mittelstadt et Konyushkov apportent une belle profondeur, même si on voit mal comment ils pourraient percer la formation du CH dans un avenir raisonnable. S'il se développe bien, Klimpke pourrait cependant avoir une certaine utilité ou une belle valeur le moment venu…

Pour le reste, ceux dont on n'a pas parlé et qui ne font pas partie du top 15, ce n'est pas impossible que les Vincenz Rohrer, Tyler Thorpe et Owen Protz aient un certain impact à Laval l'an prochain et qu'ils aient tôt ou tard droit à une tasse de thé avec le Canadien, ou encore que les Hayden Paupanekis (NCAA, saison difficile l'an dernier dans la WHL), Sam Harris (NCAA) et Filip Eriksson (SHL), Rasmus Bergqvist (SHL) s'affirment ou montrent des signes encourageants dans leur ligue respective. Mais pour l'instant on ne voit pas vraiment d'avenir pour eux au niveau supérieur.

On reconnecte sous peu avec les positions 15 à 13!