betgrw

Tanner Pearson : les rétentions salariales risquent d’empêcher le CH de l’échanger

Je vais être bien franc avec vous : si vous me disiez que vous avez oublié que Tanner Pearson évolue pour le Canadien, j’aurais de la difficulté à vous blâmer. Pearson a connu quelques bons matchs en début de saison, mais depuis ce temps-là, c’est très difficile pour lui.

En fait, après avoir inscrit cinq points à ses cinq premiers matchs, il n’en a inscrit que trois à ses 25 dernières rencontres. Il a également été blessé pendant un mois et demi entre le début du mois de décembre et la fin du mois de janvier.

Rappelons qu’à la base, il a été acquis (en compagnie d’un choix de troisième ronde en 2025) en retour de Casey DeSmith. Et ce qui était intriguant, c’est que son contrat expire au terme de la saison.

Ça ouvrait donc la porte pour une transaction, lui qui aurait pu être un joueur de location.

Or, dans l’épisode du jour de la baladodiffusion Sortie de zone, Guillaume Lefrançois a expliqué qu’à son sens, il est assez improbable de voir le CH échanger Pearson pour une raison fort simple : ça menotterait sérieusement le Canadien au niveau des rétentions salariales.

Rappelons que cette saison, Pearson a un cap hit de 3,25 M$. Évidemment, aucune équipe aspirante ne voudra d’un tel contrat (et de toute façon, la plupart n’a tout simplement pas l’argent pour le faire), si bien que le CH devra retenir du salaire pour l’échanger.

Par contre, il faut rappeler qu’une équipe ne peut pas retenir plus de trois salaires en même temps. Le CH en retient déjà deux (Joel Edmundson et Jeff Petry), et alors que Petry en sera encore un en 2024-25, l’espace de rétention occupé par Edmundson sera libéré à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, pas avant.

Ce serait la même chose pour Pearson, d’ailleurs.

Ça ferait donc en sorte que, comme le souligne Lefrançois, le CH ne serait pas en mesure de retenir du salaire dans une transaction au repêchage, par exemple. Et ça, ça menotterait le club, qui pourrait vouloir y aller d’une grosse transaction à ce moment-là.

Mathias Brunet, lui, affirme même que la valeur de Pearson est « presque nulle ». Au mieux, donc, le club pourrait obtenir quelque chose comme un choix de fin de repêchage… mais est-ce qu’un choix de sixième ronde (par exemple) vaut la peine de gaspiller un dernier espace de rétention salariale? Probablement pas, non.

À ce compte-là, le CH serait bien mieux de conserver Pearson pour remplir un chandail et essayer de faire ce qu’il avait fait l’an dernier dans la transaction Nick Bonino : être un intermédiaire qui retient 25 % du salaire total d’un joueur pour faciliter l’échange d’un joueur de location au sein d’une équipe aspirante.

Encore là, si c’est pour un choix de fin de repêchage, le troisième espace de rétention salariale pourrait simplement être conservé au-delà de la date limite. Ça peut se faire, ça aussi, et ça aiderait le club à avoir de la marge de manœuvre jusqu’au début de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. 

L’autre possibilité qui existe, c’est qu’une équipe aspirante ait envie de passer un mauvais contrat à un point tel où elle accepte d’accueillir Pearson à plein salaire en retour de ce mauvais contrat et d’un bonbon pour le Canadien. Encore là, c’est assez improbable qu’il y ait un fit (il faudrait vraiment la situation parfaite pour qu’une équipe donne un bonbon pour Pearson, peu importe le mauvais contrat dont elle pourrait se départir), mais ça demeure une (petite) possibilité.

Ce sera donc à suivre, mais ce qui semble clair, c’est qu’une transaction impliquant Pearson semble, au mieux, assez improbable.

S’il connaît un énorme mois de février (peut-être que de jouer sur la première vague d’avantage numérique l’aidera), les choses pourraient changer… mais je ne mettrais pas mon argent là-dessus, disons.

En rafale

– Bonne écoute.

– Peut-être au repêchage, justement.

– Ben voyons.

– Bien fait.

– Il n’y a pas qu’à Montréal où ça chiale contre de l’argent public investi dans des stades, aujourd’hui.

PLUS DE NOUVELLES