SLBAM : l’évaluation d’un espoir qui ne répond pas aux attentes

What’s up la gang et bienvenue encore une fois à sur le banc avec Mitch. Levez la main si vous aviez pensé que les Rangers seraient en avance 2-0 contre Tampa Bay. SVP, parlez-moi des séries éliminatoires, nous avons tout un spectacle.

Avant de commencer ma chronique, je voudrais prendre le temps que j’ai avec cette tribune, en mon nom et au nom de DansLesCoulisses, pour envoyer nos plus sincères condoléances à mon couple d’amis, Kevin et Sophie. Nous sommes de tout cœur avec vous.

Quelle belle et difficile question, mais je me lance au jeu. Les 5 noms facilement bougeables sont Hoffman, Armia, Gallagher, Byron et Drouin. Il faut comprendre 2 choses avant d’aller plus loin. Quel joueur le Canadien veut monter dans la charte de profondeur et dans quelle position et/ou situation?

Dans le sens que si tu montes un joueur top-6, mais que tu le fais jouer sur une 4e ligne avec peu de minutes, tu es mieux de garder n’importe quel joueur en haut. Si tu veux amener de la profondeur, tu dois t’assurer que le jeune est prêt, dans une situation où qu’il pourra rendre service à l’équipe et aussi, dans une situation qu’il acceptera.

Armia est un nom qui nous fait grincer des dents la plupart du temps. Il est capable du meilleur comme du pire. Regardez en séries éliminatoires l’an dernier où il n’y a pas longtemps, les WC. Il est capable d’être dominant en utilisant son gabarit et son tir. Cependant, il semble qu’en saison, il n’a pas toujours le même désir, mais le fait de se faire changer de ligne et de ne pas toujours jouer avec des joueurs talentueux pourrait être une raison qui explique le tout. Pour ma part, avec les WC qu’il a connu, si sa valeur est en hausse, je l’échange et j’en profite.

Gallagher, je l’adore et je me vois mal l’échanger, je crois aussi qu’il va rebondir la prochaine saison. Son lourd contrat pour les performances en dessous des attentes font que si nous l’échangeons, le retour risque d’être décevant. Perdre un leader fait aussi toujours mal. Pas touche encore pour moi.

Hoffman est une patate chaude et je n’hésiterais pas à le laisser aller. Très bon offensivement, ses lacunes sous pression et son jeu défensif font que parfois, j’aimerais mieux voir un jeune à sa place et construire une confiance avec un jeune qui a le CH tatoué sur le cœur.

Les 2 derniers, Byron et Drouin. Pour Byron, est-ce qu’il va rejouer, là est la question. Les blessures lors des dernières années semblent le rattraper tranquillement et au salaire qu’il a, pour son rôle dans une équipe. Il pourrait laisser sa place. Drouin, est-ce qu’il veut être à Montréal encore? Là est la question. Je crois que lui seul décidera de son futur, autant sur que hors glace.

https://twitter.com/pariseeric/status/1532681962225377280

Si l’opportunité s’y présente, oui tu te dois de le faire. Fort simple, combien de gardiens numéro 1 dans la LNH sont réellement des numéros 1? Poser la question est y répondre. Ensuite, un gardien, ça prend du temps à développer et pas parce qu’il sort en première ronde que c’est un gage de succès.

Cette saison, le Canadien a 7 choix dans les 3 premières rondes et 4 dans les 3 premières rondes l’an prochain si le choix des Oilers demeure en 2022. N’étant pas certain de qui prendra la relève à court terme pour remplacer Carey Price,  prendre un gardien avec plusieurs choix, je dis oui.

J’ai la chance de parler régulièrement avec Bob Hartley depuis mon passage en Russie, Il m’a conseillé d’ailleurs sur plusieurs choses. J’ai adoré lui parler et partager nos expériences en KHL. Pour la Floride, ou n’importe quelle autre équipe de la LNH, j ne crois pas qu’il va accepter à court terme une offre. Il semble avoir encore le feu, mais veux surtout profiter de la famille (tout comme moi) en étant si loin de la famille et pendant la COVID-19, pas évident.

Je n’aimerais pas le voir aller en Floride, car il risque de gagner la Coupe là-bas, car il a gagné partout où il a été, et je ne veux surtout pas voir la Floride gagner haha.

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J’aimerais pouvoir te dire un nom précis, mais je ne peux pas. Mes connaissances en ronde tardive ne sont aucunement affutées.

Je vais t’y répondre en une seule phrase. Trouve-moi qui était aux combines dans les dernières années et qui, après, a été drafté en 5-6-7e ronde? Donc, non, pas vraiment. Par contre, plusieurs sont contre l’idée du combine et des tests physiques, qui pour certains, ne représente pas vraiment quelque chose en lien avec le hockey, mais bon.

Pour moi, le combine et pour avoir eu la chance de le faire avec Équipe Québec, c’est surtout un moment privilégié pour avoir les meilleurs joueurs au même endroit et en même temps. De pouvoir simplifier les rencontres avec les organisations et de voir leur adoption durant la fin de semaine, leur comportement et vraiment, les épier de A à Z.

Après tout, les organisations vont dépenser une fortune pour encadrer du mieux que possible le joueur pour qu’il puisse devenir un joueur d’impact, donc normal de s’assurer que tout est correct. Même principe lorsque tu veux t’acheter une Ferrari, tu vas la regarder de A à Z et poser beaucoup de questions et non juste, l’acheter et partir avec.

C’est surtout les entrevues qui vont changer ou non la perception, car tu as vraiment un « feel »  avec le joueur, avec les questions pièges qui parfois peuvent faire avancer le joueur de quelques rangs dans ta liste ou le reculer.

Combien de fois on entend dire que le repêchage est une science inexacte? Nous le voyons de plus en plus. Des gardiens repêchés plus tardivement qui connaissent une meilleure carrière que des gardiens de premières rondes. Des joueurs de 7e ronde qui jouent dans la LNH et des joueurs de 3e ronde qui ne joueront jamais. Avoir LA réponse à la question, je serais milliardaire, car toutes les équipes dans le monde voudraient mon savoir et sincèrement, je ne l’écrirais pas ici.

On prend l’année de Yakupov, il n’avait pas le plus gros hockey sense, mais il possédait tout un tir et c’était sa force. Son adaptation dans la LNH a été très pénible dans une équipe qui a prouvé à maintes reprises que le développement pouvait être difficile. Il y a aussi des années, comme cette année-là, que le draft n’est juste pas super bon.

On parlait comme quoi que si Galchenyuk n’avait pas été blessé, il aurait pu sortir le premier. Faut juste regarder les statistiques pour voir que Galchenyuk est le 5e meilleur joueur de sa cuvée. Nous avons tendance en tant que partisan à oublier plusieurs facteurs dans la vie pour réussir.

Les jeunes joueurs se font repêcher à l’aube de leur dix-huitième anniversaire au repêchage de la LNH. À partir de ce moment, leur vie change du tout au tout, surtout pour les joueurs de première ronde. Leurs amis changent, et pas toujours pour la ou les bonnes raisons et parfois, il y a beaucoup plus de négatif que de positif. Les agents peuvent être une source de distraction aussi, mais heureusement, plus souvent positivement pour bien encadrer les joueurs et la famille, leur donner un suivi et de bonnes directives.

Ce qui est à l’inverse et décevant parfois en bas âge. Parlant d’amis et d’agents, plusieurs personnes peuvent avoir de l’influence sur un jeune de 17-18 ans, ce qui peut le faire douter dans sa sélection de choix de la vie. Et lorsque je parle de choix de la vie, je parle de ce qu’il décide de faire quand il n’est pas à l’aréna, lorsqu’il reçoit son chèque de paie et durant l’été.

Il n’est pas surprenant de voir parfois des joueurs avoir une mauvaise gestion d’argent. Qui n’a pas une mauvaise gestion d’argent à 17 ans? Louer une grosse maison sur le bord de la plage, car c’est cool et de continuer à sortir avec les amis au lieu d’aller dans le gym et de faire attention à leur outil, leur corps. Donc déjà là, on voit plusieurs facteurs qui peuvent faire en sorte qu’un joueur peut réussir ou échouer. Et si cette personne-là n’était pas un joueur de hockey, bien le résultat serait le même.

Maintenant, l’équipe. L’équipe a une très, mais très grosse importance aussi dans le, si le joueur va réussir ou pas. Dans le sens que quel sera l’encadrement après le repêchage. Quel sera le suivi au niveau junior par l’équipe professionnelle? L’équipe a une grosse part.

Est-ce qu’il y aura un encadrement pour le quotidien? C’est ce qui différencie aussi les bonnes organisations des autres. Le sujet rendu ici est beaucoup plus complexe et beaucoup plus structuré, mais les équipes doivent maximiser l’encadrement des joueurs, pas seulement sur la glace, mais en hors glace. Question que le joueur se concentre à être un professionnel du hockey et qu’il puisse faire son apprentissage de la vie adulte, avec des gens bien placer avec de bonne intention.

Voilà ce qui conclut ma chronique. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux et à venir me jaser @Mitch_Giguere. Je suis très sociable et j’adore jaser hockey. Alors on se dit à la semaine prochaine avec une nouvelle chronique et de nouvelles questions. Ne soyez pas gênés de poser des questions sur à peu près tous les sujets. Merci à tous.

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