Nous sommes le 17 juin, neuf jours avant le repêchage amateur et deux semaines exactement avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes. Je ne me souviens toutefois pas d'une année où les rumeurs de transaction étaient aussi nombreuses que cette année. Notamment à Montréal…
Pourquoi entend-on autant de noms ces jours-ci dans les médias québécois ? Knies, Hischier, Ristolainen, Stolarz, McTavish, Larkin, Trocheck, Whitecloud, Lafrnière, etc.
Plusieurs raisons expliquent cela.
1. Le Canadien a complété sa reconstruction et on a vu au cours des deux derniers printemps que l'équipe est rendue à l'étape d'ajouter les gros morceaux qui feront de l'équipe un véritable contender.
On s'entend que c'est plus intéressant de suivre ce genre de rumeurs que de se demander où Tyler Toffoli sera échangé pour entamer la reconstruction. Ou encore où Jeff Petry sera envoyé après avoir été échangé, puis acquis à nouveau.
2. Le Canadien a échangé quatre assets pour mettre la main sur Matthew Knies il y a quelques semaines à peine, mais le fax est rentré quelques secondes trop tard. Il a également discuté longuement avec les Devils concernant Nico Hischier.
On sait que Kent Hughes et Jeff Gorton commencent à évaluer sérieusement l'option de sacrifier du futur pour du succès à court et moyen terme. C'est excitant.
3. Le CH a beaucoup d'espoirs – dont Bryce Pickford, Michael Hage et Alexander Zharovsky – et de choix au repêchage à échanger éventuellement pour s'améliorer plus rapidement.
Ça aussi, ça clash avec le passé.
L'angle mort de cette nouvelle réalité montréalaise, c'est qu'on se fout pas mal davantage des mock drafts et des analyses d'espoirs admissibles au repêchage cette année. Le Canadien repêche trop loin pour qu'on s'y attarde autant qu'avant.

(Crédit: YouTube/capture d'écran)
4. Le plafond salarial qui montera de 8,5 millions $ cet été, puis de près de 10 millions $ dans un an, se veut une opportunité pour plusieurs de bouger.
Depuis la pandémie, les équipes étaient souvent serrées, prises à la gorge, et ne pouvaient pas danser comme elles le souhaitaient durant l'été.
Plus d'équipes avec du budget, ça veut dire plus d'équipes qui peuvent bouger. Et plus de rumeurs, indirectement !
5. Il est devenu plus difficile de compléter des transactions à la date limite en raison du fait que le plafond salarial s'applique désormais en séries.
Plus que jamais, les équipes se construisent l'été. Surtout dans la deuxième moitié du mois de juin et dans la première semaine de juillet !
6. Le fait de savoir que Brendan Gallagher et Samuel Montembeault quitteront dans les prochains jours augmente notre intérêt envers les rumeurs de transaction impliquant le Canadien. On SAIT qu'il va se passer quelque chose.
Comme Wilfried Nancy l'a dit à Laurent Courtois avant que ce dernier n'accepte l'offre du CF Montréal (c'était il y a deux entraîneurs déjà) : buckle up for the ride.
Les prochains jours seront TRÈS excitants.