Si Cole Caufield signe un contrat à court terme, il ne faudra pas s’inquiéter

Ce matin, Jean-Charles Lajoie a frappé un grand coup en passant en entrevue, coup sur coup, Patrick Roy et Pat Brisson. On parle de deux des Pat les plus connus dans le monde du hockey au Québec.

Dans le cas de Roy, on a vraiment senti la passion de l’homme. Ça vaut le détour.

Puis, par la suite, c’était au tour du puissant agent de s’installer au micro de JiC afin, notamment, de parler de Cole Caufield. C’était la raison principale de l’invitation à son endroit.

Qu’est-ce que je retiens de tout ça?

1. Comme il l’a déjà dit, la décision de faire passer Cole Caufield sous le bistouri était collective. C’est autant le Canadien que l’agence de Caufield qui ont décidé que c’était la chose à faire.

Brisson affirme parler régulièrement à des médecins et il a été déterminé que c’était le mieux pour Caufield.

Après tout, oui, le jeune aurait été en mesure de continuer à jouer encore un brin dans les prochaines semaines, mais une vilaine chute aurait vraiment mis des bâtons dans les roues de l’opération.

En ce moment, le taux de réussite de l’opération est quasiment de 100 %. Ce n’était pas la saison pour jouer avec ces odds-là, on s’entend.

2. Le fait que le taux de récupération soit aussi élevé fait en sorte que les négociations entre Brisson et la direction du Canadien peuvent se faire en sachant que l’an prochain, Caufield sera en forme.

Ça simplifie le processus et cela assure de la sécurité, un mot important de l’entrevue à mes yeux.

3. Quant aux négociations en tant que tel, il faut mentionner qu’elles sont en cours. Évidemment, l’agent de Caufield n’a rien dévoilé de concret parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

Mais ça a quand même été assez instructif.

Ce qu’on sait, c’est que le CH veut signer une entente et que le joueur aussi. Le fait qu’il soit Américain ne change pas forcément la donne aux yeux de Brisson puisqu’il sait que son client aime Montréal et l’organisation.

C’est pour ça que ça jase.

4. Ceci dit, cela ne veut pas forcément dire que le joueur va automatiquement signer un contrat à long terme. C’est un dénouement probable, mais ce n’est pas un automatisme.

Est-ce que Brisson veut juste ouvrir toutes les portes ou est-ce vraiment une possibilité? Qui sait.

Mais que ce soit en parlant de Caufield ou en parlant d’un autre gars, l’agent rappelle que c’est du cas par cas. Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte quand vient le temps de signer.

Il rappelle une chose : un contrat à plus court terme ne veut pas assurément dire que le joueur veut quitter plus tard. Il y a des circonstances.

De toute manière, si Caufield devait signer (par exemple) un contrat de deux ans, il ne serait même pas éligible à l’autonomie complète à la fin de son entente. Il y a plus que ça derrière les négociations.

Ce que Brisson nous dit de garder en tête, c’est que le plafond salarial de chaque équipe affecte les négociations.

Par exemple? Si un club n’a pas les moyens de signer sa vedette pour huit ans à un énorme salaire, elle peut le signer pour moins d’années avec une moyenne moins élevée.

Ainsi, le joueur n’est pas sous-payé (selon le marché) pendant les quatre dernières années de l’entente… mais ça ne veut pas dire du tout que le joueur veut partir. Au contraire.

Il faut aussi garder en tête que les choses changent vite, dans le monde du hockey. Que ce soit avec le plafond qui va monter ou avec les équipes qui changent de direction soudainement, ça influence les contrats.

Un exemple? Les Blackhawks, qui reconstruisent du tout au tout présentement.

Un joueur de 28 ans ne veut pas signer pour huit ans avec les Blackhawks en ce moment et le club ne veut pas non plus signer de gros montants en ce moment. – Pat Brisson

Est-ce que tout cela veut dire qu’il faut s’attendre à voir Caufield signer un court contrat? Non. Ce que cela veut dire, c’est que si ça arrive, il ne faudra pas peser sur le bouton panique trop rapidement.

C’est bon de garder ça en tête pour la suite des choses, que ce soit pour le #22 ou pour d’autres gars.

En rafale

– Avis aux intéressés.

– Bonne question.

– Gary Bettman est bon pour les poches des proprios. [BPM Sports]

– À suivre.

– Incroyable.

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