Selon Stéphane Waite, les Bruins de Jeff Gorton étaient gérés « à l’ancienne »

Avec les récents changements dans l’organigramme hockey du Canadien, on remarque une tendance générale : celle de vouloir amener des têtes de hockey qui vont moderniser la gestion de l’équipe.

C’est justement ce que Jeff Gorton avait affirmé en soutenant que Marc Bergevin gérait le Canadien « à l’ancienne » et qu’il voulait changer la façon de faire.

Et depuis, on remarque certains changements : ce n’est pas parfait (l’état de santé nébuleux de Christian Dvorak est un contre-exemple), mais on remarque une plus grande transparence de l’organisation à bien des égards.

Blessures, rumeurs de transaction, etc. : les têtes dirigeantes de l’équipe n’hésitent pas à aborder un peu de tout lorsqu’ils s’adressent aux médias.

Or, Stéphane Waite (qui a fait partie de l’organisation sous Marc Bergevin) a voulu clarifier les choses quant aux affirmations récentes de Gorton. Selon lui, Bergevin a lui aussi amené cet effet de nouveauté à son arrivée : il n’a pas été old-school dès le début.

C’est ce qu’il a affirmé dans le dernier épisode de Sortie de zone.

Waite va même jusqu’à affirmer que Gorton n’a pas toujours géré de la façon plus moderne :

Si une organisation était old-school, c’est bien les Bruins de Boston dans le temps que Jeff Gorton était là. – Stéphane Waite

Pour être franc, les propos de Waite m’ont surpris. Est-ce que c’est seulement les paroles d’un homme qui veut défendre son ancien patron en parlant en bien de lui ou est-ce que ça cache un réel fond de vérité?

Votre réponse vaut la mienne.

Reste que ça détonne beaucoup de ce qu’on entend quant aux façons de faire de Gorton depuis son arrivée. On a souvent présenté ses équipes (les Bruins et les Rangers) comme « de grandes familles » dans lesquelles les joueurs étaient très bien traités.

Personnellement, j’ai envie de faire confiance à Gorton et au reste du département des opérations hockey du CH. Et ça ne se veut pas forcément une pointe à Marc Bergevin, qui est reconnu pour s’investir grandement dans ses équipes et pour son amour (trop grand?) envers ses joueurs. Des fois, ça prend seulement un coup de barre pour redonner une nouvelle identité à une équipe.

Bref, on verra si Gorton réussira à se détacher des méthodes « à l’ancienne » comme il les décrit. Pour le moment, il y a encore une lune de miel. Est-ce que ce sera encore le cas dans quelques années? Espérons-le.

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