Réjean Tremblay : « Il [Shea Weber] ne joue pas au hockey, il joue de la hache »

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Réjean Tremblay est un habitué des déclarations cinglantes. On l’a souvent vu tirer à boulets rouges sur le Canadien et, surtout, sur ses partisans. Vous n’avez qu’à taper son nom dans votre moteur de recherche pour en trouver quelques-unes.

Récemment, on l’a vu prédire (ironiquement) que le Canadien remporterait la Coupe Stanley avant le premier match des sériesBon, c’était peut-être une blague, mais reste que sa prédiction vieillit de mieux en mieux…

Or, ce matin, il en a remis une couche en s’attaquant à un sujet chaud dans les derniers jours : l’arbitrage en séries.

Il note d’abord que la performance de Chris Lee et de Dan O’Rourke était mauvaise pour les deux équipes. Dans une certaine mesure, je suis d’accord, parce qu’il y a eu quelques gestes douteux du Canadien qui n’ont pas été sanctionnés.

Mais reste qu’à peu près n’importe qui ayant regardé le match a remarqué que Vegas s’en est tiré avec pas mal plus que le CH.

Néanmoins, la vraie déclaration incendiaire arrive dans les dernières lignes du texte (l’avant-dernière, en fait) :

Il [Shea Weber] ne joue pas au hockey, il joue de la hache.

Mais on l’aime parce qu’il porte le bon chandail.

Réjean Tremblay

Pardon?

Oui, Weber possède cette « clause » qui lui donne le « droit » de jouer un peu plus physique devant son filet. Les arbitres sévissent moins envers lui pour des double-échecs que pour les autres joueurs, mais de là à dire que son jeu se limite à « jouer de la hache », c’est tout simplement ridicule.

Weber est un très bon défenseur (qui a certes ralenti un brin depuis ses belles années, mais qui est efficace néanmoins) qui sait se positionner pour empêcher ses adversaires de couper au filet et qui n’a pas peur de donner des mises en échec.

Je ne dis pas que le capitaine du Canadien ne mériterait pas d’être pénalisé plus souvent, mais il y a une loi non-écrite dans la LNH qui permet à certains défenseurs vétérans de donner un peu plus de coups de bâton. Chris Pronger bénéficiait d’un traitement similaire, d’ailleurs.

Or, je ne connais pas de loi non-écrite qui permet de donner un coup de bâton qui a pour résultat une coupure au visage d’un joueur (Corey Perry). Je n’en connais pas qui donne le droit d’y aller d’un coup de poing au visage d’un joueur (Nick Suzuki), qu’importe ce qui a précédé le geste (à moins que les deux joueurs aient jeté les gants, évidemment).

Et si vous les connaissez, je vous prie de m’en faire part.

Peut-être que cette loi non-écrite entourant Shea Weber est stupide. Mais de là à dire qu’il ne fait que « jouer de la hache », il y a une limite.

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