Patrik Laine a été crucifié pour avoir dit la même chose que Rick Bowness
Crédit: NHL.com

Vous avez possiblement vu la nouvelle passer : Rick Bowness s'est vidé le coeur, hier soir.

L'entraîneur (par intérim) des Blue Jackets de Columbus a dit que son club n'avait aucun problème avec la défaite et que s'il revient l'an prochain, il va changer ça.

Il n'a pas aimé voir son club abandonner en pleine course aux séries. Et clairement, il était très émotif après la rencontre #82 des siens. Ça se ressentait facilement.

Bowness a été nommé entraîneur par intérim des Blue Jackets dans les derniers mois. On ne sait pas s'il sera de retour à Columbus, lui qui n'a pas de contrat pour la prochaine saison.

Sa sortie d'hier a assurément fait changer les choses.

J'ai choisi le terme « changer » puisque cela peut affecter le tout positivement ou négativement. Cela dépend, dans les faits, de la façon dont Don Waddell voit le tout. Parce que oui, le DG a sans doute une opinion sur ce qui s'est passé hier.

Selon Pierre LeBrun, Waddell voudrait encore ramener son entraîneur pour la prochaine saison. La rencontre avec les joueurs sera cependant importante dans la décision du DG.

Ça nous fait penser que ce n'est pas exactement la première fois qu'un membre de la LNH parle en ce sens des Blue Jackets.

Alors que plusieurs ont adoré voir Bowness parler de la sorte, on va se rappeler que Patrik Laine avait tenu des propos vraiment similaires en décembre 2024, à sa première saison avec le Canadien.

Laine avait affirmé, à son retour à Columbus sous les couleurs du CH, qu'il avait demandé à partir de l'Ohio parce qu'il était tanné de voir le club ne pas s'engager à gagner.

Et contrairement à Bowness, il n'a pas été applaudi pour ça. Bien au contraire…

Ma théorie? Laine, un joueur reconnu pour sa paresse sur la glace, a demandé à partir au lieu de vouloir rester. Et il a attendu d'être parti pour s'ouvrir sur le sujet.

Bowness, lui, veut changer les choses. Je crois que c'est pour ça que les fans respectent plus ce que l'entraîneur a fait… même si les deux ont raison dans la nature des propos tenus.

prolongation

Des propos comme ça ne mènent pas forcément à un départ pour un coach. Michel Therrien a dirigé les Penguins trois ans de plus suite à sa sortie sur « la pire défensive de la ligue » dans les médias.

Et Guy Carbonneau est resté deux ans de plus à Montréal après avoir dit que Kirk Muller et lui ne pouvaient pas sauter sur la glace à la place des gars, après un revers contre Détroit en janvier 2007.