P.K. Subban défend les joueurs refusant de porter le chandail de la fierté

Les soirées de la fierté organisées par les équipes de la LNH font énormément jaser depuis quelques mois. Depuis qu’Ivan Provorov a refusé de porter le chandail pendant l’échauffement, d’autres l’ont suivi, et certaines équipes ont même annulé leur soirée.

Ça met la LNH dans une position difficile et la semaine dernière, Gary Bettman a même mentionné qu’il reconsidérait les soirées du genre.

Dans une entrevue avec Steve Keating de Reuters il y a quelques jours, P.K. Subban y a ajouté son grain de sel. L’ex-défenseur, qui est bien connu pour ses oeuvres charitables et ses efforts afin de rendre le hockey plus inclusif, a mentionné qu’il ne pense pas «qu’on peut pousser tout le monde à devenir activiste».

Vous pouvez soutenir la communauté LGBTQ+ sans avoir à porter un chapeau, un t-shirt ou un maillot.

-P.K. Subban

En fait, selon l’ancienne gloire du Tricolore, les médias sont en partie à blâmer pour cette situation. Il mentionne à Keating que les médias ne raconteraient « que la moitié de l’histoire » et « poussent certains récits sans être tenus responsables ».

Il y a beaucoup de joueurs dans la ligue qui ont commencé des programmes. Pourquoi les médias n’en parlent-ils pas?

-P.K. Subban

Il faut avouer que P.K. n’a pas totalement tort ici. Effectivement, ce n’est pas parce qu’une personne refuse de porter un chandail aux couleurs arc-en-ciel qu’elle ne supporte pas la communauté LGBTQ+.

En même temps, quand quelqu’un comme Eric Staal dément qu’il en a déjà porté un, alors qu’il y a des preuves concrètes que c’est vrai, il perd de la crédibilité. Pourquoi mentir?

Et il est aussi vrai que les médias doivent faire un meilleur travail à promouvoir les actions positives des joueurs. Il est important de montrer les deux côtés de la médaille. Par exemple, le soir où Provorov a refusé de porter le chandail de la fierté, James Van Riemsdyk et Scott Laughton ont rencontré 50 membres de la communauté LGBTQ+.

Il sera intéressant de voir comment la LNH va réagir face à cette situation. La ligue est moins habituée à voir ses joueurs s’exprimer que dans d’autres circuits professionnels.

Va-t-elle interdire aux joueurs de refuser de participer aux entraînements pour ces motifs? Va-t-elle arrêter d’organiser des soirées de la fierté?

Est-ce que ces soirées sont vraiment utiles? Ou ne sont-elles qu’une forme de «corporate washing», c’est-à-dire une façon pour une corporation de participer à des mouvements sociaux dans le seul but de faire des gains dans son image auprès du public?

Ces questions méritent d’être posées.

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