Nikita Scherbak a critiqué Michel Therrien, Marc Bergevin et le Canadien en Russie

C’est l’été. À chaque été, on voit 2 ou 3 articles être publiés en Europe ou en Russie révélant des choses que l’on n’aurait jamais pu voir être publiées de ce côté-ci de l’Atlantique.

Mardi dernier, Joel Armia a confié à un journaliste finlandais qu’il se tenait loin des journalistes francophones à Montréal… et qu’il avait conseiller à Jesperi Kotkaniemi de leur en dire le moins possible.

Ce matin, c’est au tour de Nikita Scherbak de faire la une après avoir confié certaines choses à un journaliste de chez lui (en Russie).

En entrevue avec le site Internet Sport24, Scherbak – qui évoluera sous les ordres de Bob Hartley la saison prochaine, en Russie – a parlé des horreurs qu’il a vécues dans la LNH.

Scherbak s’est dit heureux de revenir en Russie après avoir passé six ans en Amérique du Nord. Rappelons qu’il a signé un contrat de trois saisons avec l’Avangard Omsk (qui devrait encore une fois disputer ses matchs dans la région moscovite, par contre).

Il a attaqué Claude Julien Michel Therrien, l’un de ses anciens coachs à Montréal, ajoutant aussi que Marc Bergevin lui avait interdit de se prendre un appartement au centre-ville… et lui imposant aussi un couvre-feu. Scherbak prétend que Therrien criait tout le temps et qu’il ne tolérait aucune erreur. Ça affecte la confiance des jeunes joueurs et ça crée une ambiance désagréable et inconfortable, selon l’ancien attaquant des Habs.

Scherbak a aussi avoué qu’il avait demandé une transaction (au CH) la saison dernière… avant de se retrouver au ballottage. Il voulait jouer.

Il a failli lâcher le hockey durant son passage avec les Kings, un passage qui a été très difficile pour lui. Le plus difficile de sa carrière.

Scherbak a aussi indiqué que l’approche en Amérique du Nord était plus individualiste, comparativement à celle prônée en Russie. Il est plus facile d’établir des interactions et de créer une chimie avec ses coéquipiers dans la KHL.

Scherbak a tenu à dire qu’il aimait bien Bob Hartley.

Je me demande s’il dira la même chose dans deux ou trois étés, alors qu’il ne jouera plus pour Bob Hartley et qu’un journaliste russe lui posera des questions sur ce dernier. Parce que Scherbak ne s’est pas gêné pour critiquer Michel Therrien et Willie Desjardins ce matin…

À noter qu’Alexei Emelin a personnellement aidé Scherbak à accepter de jouer pour l’Avangard.

Au final, Scherbak a confié que les joueurs russes ne pouvaient pas parler leur langue dans le vestiaire du Canadien… alors que les francophones pouvaient parler en français, eux. Il a évoqué une certaine mentalité « russophobe » chez le Canadien. Il me semble que si l’un des pires clubs de la LNH (Los Angeles) m’avait soumis au ballottage et que j’avais ensuite été faire le touristes dans la Ligue américaine, je me serais gardé une petite gêne, non?

Scherbak a aussi avoué avoir désormais une mentalité davantage nord-américaine que russe.

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