Nick Suzuki n’a pas peur d’être le négligé en séries

En séries éliminatoires, tout peut arriver.

Ce vieil adage, vous l’avez entendu des dizaines et des dizaines de fois. Malgré tout, reste qu’il représente une réalité : quand les séries commencent, tout ce qui s’est passé auparavant est effacé. On recommence à neuf.

Parmi ceux qui peuvent vous confirmer que cette expression n’est pas qu’un cliché, on peut compter Nick Suzuki. Le jeune centre du CH a connu sa part d’adversité en éliminatoires depuis quelques années, et malgré tout, il a toujours su élever son jeu d’un cran pour y faire face.

C’est pourquoi il n’a pas peur d’être le négligé en séries. En fait, il est rendu habitué de l’être.

En 2018-19, Suzuki était la vedette du Storm de Guelph, dans la Ligue de l’Ontario. Or, il n’avait pas nécessairement beaucoup de support à ses côtés, et peu de gens voyaient en le Storm une équipe aspirante aux grands honneurs, surtout face à des « super équipes » (les 67 d’Ottawa comptaient notamment sur Jack Quinn et Marco Rossi).

Résultat? Le jeune a fait taire tous ses détracteurs pour propulser le Storm vers le championnat.

Même chose l’an dernier, d’ailleurs, alors que le CH s’est faufilé en séries par la porte d’en arrière (après une saison qui, avouons-le, n’aurait jamais dû voir le Tricolore accéder à la danse printanière estivale). Suzuki avait connu d’excellentes séries pour aider son équipe à vaincre les Penguins et à offrir une bonne résistance aux Flyers.

Il est habitué de jouer les trouble-fêtes, donc.

On sait que dans le meilleur des cas, le CH terminera au troisième rang de sa division. Réalistement, toutefois, il risque de terminer un rang plus bas. Or, dans tous les cas, il sera le négligé face à son adversaire, que ce soit les Maple Leafs ou les Oilers.

Est-ce que Suzuki et ses coéquipiers sauront (encore) sortir un lapin de leur chapeau pour faire du bruit en séries? À suivre

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