Marc Bergevin devrait-il profiter de la bisbille entre Andreas Athanasiou et son patron?

Nier l’excellence de Ken Holland représenterait une sérieuse marque de mauvaise foi. Son entrée au temple de la renommée du hockey propulsée par ses trois Coupes Stanley à titre d’architecte des Red Wings semble aujourd’hui une formalité.

Ses anciennes gloires ne proviennent pas uniquement de son cru : le DG a su s’entourer avec brio durant cette dynastie, ce qui fut tout à son honneur.

Fatidiquement, le vent tourne à Detroit. Le changement de garde attendu suite aux départs des guerriers ayant semé la terreur dans la LNH durant les 25 années pendant lesquelles les ailes rouges n’ont pas manqué les séries éliminatoires ne se déroule pas comme prévu.

Ken Holland se retrouve donc devant une situation avec laquelle il n’avait flirté à ce jour : la défaite. Tenir les rênes d’une formation victorieuse ou perdante dans la LNH d’aujourd’hui s’avère deux dynamiques complètement différentes. Holland titube dans cette nouvelle réalité, ayant octroyé de faramineux contrats à ses vétérans au détriment de bâtir sur sa jeunesse ascendante.

Le dirigeant jouera donc à Tetris en tentant d’empiler les exorbitants contrats consentis à Jonathan Ericsson, Darren Helm, Frans Nielsen et Trevor Daley sous le plafond salarial. Léger coup de pouce : le règlement créant le grand dam de Joffrey Lupul fera en sorte que le salaire octroyé à Johan Franzen disparaitra de la masse salariale de l’équipe.

Une fois cette opération effectuée, un peu moins d’un million de dollars seront disponibles pour la signature de l’agent libre avec restriction Andreas Athanasiou, toujours à la recherche d’un nouveau pacte. Quelques relégations dans les mineures pourraient permettre à Holland d’assembler tous ses blocs sous la ligne, mais rares sont les DG qui aiment détenir si peu de marge de manœuvre en début de saison.

Celui-ci pourrait donc choisir d’expédier Riley Sheahan sous d’autres cieux…un mouvement qui serait probablement contestée, compte tenu de la valeur marchande faible du centre revenant d’une campagne misérable.

La disponibilité de Petr Mrazek a également créé une tempête dans un verre d’eau, mais à moins d’une blessure majeure chez une équipe aspirante, son départ n’occasionnerait pas un retour intéressant pour les Wings.

La pression montante au sein de cet état-major pourrait se résoudre en une solution plus simple : transiger Andreas Athanasiou, par qui les menaces lancées d’un départ vers la KHL semblent sérieuses.

Un instant : n’allez pas consultez le profil HockeyDB de ce joueur immédiatement. Cela ne rendrait pas hommage à l’immensité de son talent.

À la lueur de ces images, il est entièrement légitime de se demander si le grand jeune homme ne possède pas un aimant à rondelle intégré dans sa palette.

Son contrôle du disque rappelant un certain Auston Matthews, sa vitesse vertigineuse puis son tir foudroyant lui permettront de connaitre une longue carrière dans la Ligue Nationale…reste à connaitre le rôle qui lui sera destiné.

Jeff Bashill ne semble pas fixé sur la position à laquelle Athanasiou doit être situé afin de poursuivre sa progression. Originalement un centre, sa production s’améliore lorsqu’il évolue à l’aile où son instinct défensif est moins en demande.

Logiquement, il ne représente donc pas le meilleur pari pour le Canadien, pour qui l’acquisition d’un centre établi à été prescrite depuis longtemps.

Ceux-ci ne sont toutefois pas nécessairement disponibles. Advenant un prix à débourser raisonnable, l’acquisition de cet attaquant électrisant aurait un but indéfini…

Pour le mieux. Marc Bergevin obtiendrait momentanément un centre en cas de blessures et un ailier en cas de déceptions de la part de Charles Hudon ou Ales Hemsky. Disons que ça sent assez mauvais dans le cas de ce dernier…

Mais bon. Beaucoup de spéculations, peu de concret dans ce dossier. L’alternative logique dans le camp des Wings serait de marchander des vétérans en échange d’actifs permettant de rebâtir l’équipe.

Puisque ce n’est pas la direction empruntée par cette administration depuis quelques temps, tout est possible.

Tout ce que cet essai pourra te couter Marc, c’est les simples frais d’un appel interurbain.

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