Marc Bergevin a encore près de 4 millions $ pour magasiner

Nous sommes le 4 août 2021. Les camps d’entraînement s’ouvriront le mois prochain et la saison débutera le mois suivant.

Marc Bergevin a vu Phillip Danault, Corey Perry, Eric Staal, Erik Gustafsson, Jon Merrill, Shea Weber, Michael Frolik, Charlie Lindgren et Otto Leskinen marcher vers l’autonomie complète ou encore se retirer de la saison 2021-22.

Il a aussi amené Mike Hoffman, Cédric Paquette, Mathieu Perreault, David Savard et Jean-Sébastien Dea en ville.

Résultat net des courses : le CH semble être un peu moins bon sur papier qu’il ne l’était en finale de la Coupe Stanley. Deux gros besoins – centre top neuf et défenseur mobile – n’ont toujours pas été comblés.

Certains nous disent d’être patients, que Marc Bergevin nous concocte sûrement quelque chose pour septembre…

(Crédit: Twitter/capture d’écran)

Mais a-t-il vraiment l’espace nécessaire pour ajouter un joueur de qualité? À l’heure actuelle, la réponse est ambiguë. Il faudrait qu’un joueur payé quelques millions $ par saison quitte ou encore que Paul Byron soit déclaré absent pour la saison au complet pour qu’un attaquant ou un défenseur de qualité puisse être ajouté à l’équipe.

Et disons que les options de qualité sont peu nombreuses rendu au 4 août sur le marché des joueurs autonomes. Ça prendrait une transaction…

Mais Marc Bergevin possède tout de même un petit lousse qui lui permettrait d’améliorer encore un peu son équipe.

Le Canadien a 13 attaquants de calibre LNH sous contrat actuellement. J’ai tenu compte de Paul Byron dans mon calcul. Ajoutez à ce groupe le nom de Jesperi Kotkaniemi, qui signera assurément un contrat avant le début de la saison.

À la ligne bleue, le CH possède grosso modo huit défenseurs sous contrat (et de calibre), mais Shea Weber ne jouera pas la saison prochaine.

Devant le filet, on peut s’attendre à voir le duo Price – Allen entamer la campagne.

Mathématiquement parlant, voici ce que ça donne :

Masse salariale de l’équipe (13 attaquants – sept défenseurs et deux gardiens en santé) : 81,22 millions $ + Kotkaniemi.

On peut penser qu’après la signature de Kotkaniemi, ça tournera aux alentours de 84 millions $.

À cela s’ajoutent le rachat de Karl Alzner (1,96 million $) et les bonis non-comptabilisés encore de l’an dernier (597 561 $).

On arrive donc à plus ou moins 86,5 millions $, soit environ 5 millions $ de plus que la limite permise par la LNH (81,5 millions $).

Sachant que le Canadien pourra dépasser le plafond salarial d’environ 7,86 millions $ (cap hit de Shea Weber sur la LTIR) durant toute la saison, Marc Bergevin possède actuellement donc environ 2,86 millions $ pour magasiner. Plus environ 1 million $ car si un joueur débarque, un autre qui touche environ 1 million $ se retrouvera à Laval (ou ailleurs dans la LNH s’il est réclamé au ballottage).

Le DG du Canadien possède donc encore du lousse. Si jamais un gars comme Jonathan Drouin venait à être échangé, il en aura encore plus, mais bon…

Utilisera-t-il ce lousse afin de conclure une transaction impliquant un gars comme Christian Dvorak?

Attention! Oui, le Canadien pourra dépasser le plafond salarial de 3,4 millions $ supplémentaires en début de campagne puisque le nom de Paul Byron sera placé sur la LTIR. Cependant, puisqu’il sera de retour en décembre ou en janvier, le Canadien doit éviter de se retrouver avec 3 millions $ au-dessus du plafond en cours de saison. Il serait alors obligé de libérer des dollars, alors que très peu d’équipes sont prêtes à en accueillir à ce temps-là de l’année. Ce serait difficile.

À noter que si jamais Carey Price doit être placé sur la LTIR durant quelques semaines en début de saison – il vient d’être opéré et sa rehab durera environ deux mois -, le Canadien aura le même « problème » qu’avec Byron.

À noter aussi que les bonis à la performance donnés cette année pourrait aussi être comptabilisés en 2022-23 (comme l’an dernier).

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