Marc Bergevin a bel et bien un plan, mais c’est loin d’être le meilleur

Le segment What the Puck de Brendan Kelly, dans la Gazette, produit plusieurs excellents textes d’opinion qui soulèvent des enjeux réels et offrent des réflexions intelligentes et logiques.

Hier soir, Kelly s’est demandé si le plan de Marc Bergevin, qui est vraisemblablement de bâtir autour d’un gardien de 30 ans et d’un défenseur de 31 ans, faisait un minimum de sens dans la réalité de notre sport.

Mon collègue Éric Martel en a parlé hier, tout en étant plus ou moins d’accord avec ce point. Je dois avouer que pour ma part, c’est tout le contraire. Dans la réalité d’aujourd’hui, Marc Bergevin ne peut pas se permettre de bâtir autour d’un gardien de but.

18.3 millions de dollars, c’est beaucoup, pour deux joueurs.

L’analyste commence sa tribune en mentionnant que malgré plusieurs affirmations qui pointaient vers le fait que Marc Bergevin n’avait pas de plan, il en a bel et bien un. Seulement, il est discutable quant à la viabilité de son projet.

Il y a quelques jours, un tweet d’Andrew Berkshire qui remettait justement en doute le plan du directeur-général du Canadien a fait réagir un partisan qui a offert une des meilleures métaphores sur le Canadien : l’équipe est constituée de ce qu’on prend à la dernière minute, de manière impulsive, lorsqu’on passe à la caisse au Walmart.

L’exemple qu’on utilisera toujours demeure la conquête de 6 championnats combinés par les Penguins et les Blackhawks : les gardiens ayant aidé à ces victoires étaient loin d’être aussi bons que Price. Cependant, Jim Rutherford et Stan Bowman ont compris qu’on n’avait pas besoin d’un gardien comme lui pour remporter la Coupe Stanley.

Marc Bergevin, lui, va à contre sens. Avec un gardien qui se fait vieux, en plus.

Dans les prochaines années, il est très possible qu’on voit les Oilers et les Maple Leafs être de sérieux prétendants au trophée. Ont-ils des gardiens de but qualifiés comme superstar?

Non. La majeure partie du succès d’une équipe passe par l’attaque, au hockey. Surtout avec la nouvelle vague de jeunesse et de dynamisme qui envahit la LNH.

Et une des clés du succès, en ce moment, semble une reconstruction complète. Je suis de ceux qui croient en une reconstruction, même si l’option est très peu probable (même impossible). On doit changer de direction parce que sans ça, l’ère Carey Price n’apportera pas de trophée à la ville de Montréal.

N’oubliez pas qu’une des seules fois où le Canadien a passé près de passer en finale de la Coupe Stanley, un certain Jaroslav Halak défendait la cage de l’équipe.

On ne peut pas prévoir le futur, mais la seule façon d’essayer de le prédire est de regarder les années antérieures, et si c’est ce que l’on fait, c’est positif.

Espérons que la recette de Marc Bergevin fonctionne, mais c’est très difficile d’avoir confiance en son équipe, présentement.

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